La FNSEA s’invite dans les présidentielles

Lise Monteillet

La FNSEA s’invite dans les présidentielles

Un « sentiment d’urgence » anime la FNSEA, face à un « vote rural qui fait des escapades sur les extrêmes », selon Xavier Beulin, président du syndicat majoritaire. Il appelle les candidats à « écouter » les attentes de la profession agricole.

Les 13 mesures de la FNSEA

  1. Un grand plan national d’investissement agricole 2017-2022
  2. Une politique structurée de la ressource en eau
  3. Un statut de l’agriculteur professionnel
  4. Un principe d’innovation dans la Charte de l’environnement
  5. Un égal accès à la téléphonie et au très haut débit
  6. La TVA sociale
  7. Une augmentation du taux du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE)
  8. Un réserve de précaution sous la forme d’un outil fiscal moderne et souple
  9. Des retraites décentes aux agriculteurs en les calculant sur les 25 meilleures années
  10. Une réforme du cadre réglementaire des relations commerciales
  11. Une refonte du projet agricole et agroalimentaire européen, protecteur et conquérant
  12. L’arrêt immédiat de toute « sur-transposition » des normes européennes
  13. Le déclassement du loup dans la Convention de Berne et dans la directive Habitat

Pour faire entendre la voix des agriculteurs auprès des candidats à l’élection présidentielle, la FNSEA a réalisé un document comprenant « 13 mesures pour les 200 premiers jours » du futur président de la République. « On n’attend pas de grande loi agricole », souligne Xavier Beulin, qui préfère « du pragmatisme » pour « aller au plus près de territoires ». Trois mots clés résument cette liste de propositions : compétitivité, résilience et durabilité.

Parmi les mesures avancées, la FNSEA souhaite « un grand plan national d’investissement agricoles 2017-2022, destiné au financement des investissements des exploitations agricoles pour un montant minium de 6 milliards d’euros sur la période ». Xavier Beulin regrette que l’Europe « ne protège plus le producteur », tout en ayant démantelé « tous les outils d’intervention sur le marché ». Il faut « oser une politique de l’offre », insiste-t-il, afin de « rééquilibrer » les soutiens apportés à la production et à la consommation. Le président de la FNSEA souhaite favoriser « l’innovation », que celle-ci passe par des technologies numériques ou par les biotechnologies, telles que les New breeding techniques (NBT).

La mise en place d’un statut professionnel pour l’agriculteur est aussi une idée phare que la FNSEA remet sur le devant de la scène. Cela permettrait notamment de « protéger le patrimoine privé » des chefs d'exploitation en cas de faillite, selon Xavier Beulin. La définition d'un statut vise aussi à « ouvrir la profession à de vrais agriculteurs », ajoute Daniel Prieur, élu à la FNSEA. Le fait que des exploitations délèguent toutes les tâches à des entreprises de travaux agricoles ne peut être « qu’une solution de pis-aller » et en aucun cas devenir le « modèle dominant », martèle ce dernier.

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