La foire à la salers résiste à la crise

C.Jahnich/APAP

La foire à la salers résiste à la crise
La deuxième foire à la salers d’automne, couplée avec le concours de veaux du GIE, est celle qui attire le plus de monde. - C.Jahnich/APAP

La deuxième édition d’automne des Journées de la salers a fait le plein d’animaux jeudi 30 octobre à Mauriac, tout comme le concours de veaux du GIE Génération salers organisé pour l’occasion.

En voilà un mariage heureux ! Entre l’association  Les journées de la salers et le GIE Génération salers, la magie des débuts fonctionne toujours aussi bien. Aux Rédines à Mauriac, jeudi 30 octobre, il fallait trouver où se garer entre les bétaillères, puis se faufiler dans les couloirs de contention et enfin jouer des coudes dans la foule d’éleveurs avant d’apercevoir les parcs remplis  de  salers,  sans oublier quelques taureaux  charolais. “Avec 215 animaux au total pour 44 éleveurs, dont 120 veaux inscrits au concours organisé par le GIE et 90 animaux d’élevage proposés à la vente, c’est la foire à la salers qui attire le plus de monde et qui donne lieu au plus grand nombre de ventes”, confirme Sébastien Breuil, le nouveau président de l’association organisatrice, Les journées de la salers. “Depuis l’année dernière, notre initiative d’avoir remis à l’ordre du jour un concours de veaux ouvert à tous les éleveurs a créé une dynamique”, constate de son côté Philippe Manhès.

Une nouvelle dynamique

Le président du GIE se félicite de la réussite d’une manifestation destinée avant tout à promouvoir la vente de reproducteurs mâles et femelles, mais qui constitue aussi une vitrine pour les produits des taureaux du GIE : sur les 120 veaux jugés à la corde par Jean Garcelon et Jean-Pierre Roussel, 35 sont des descendants des mâles du GIE, dont un groupe de femelles filles de Vanloy et un lot de velles filles de Pavlov. “L’avenir de la race est là”, estime Philippe Manhès, en rappelant qu’un veau classé deuxième de sa section au concours de 2013 a terminé premier lors du National salers de Mauriac en octobre. “Ce qui montre bien la qualité des veaux présents aujourd’hui”, souligne-t-il. “Nous sommes là pour faire de la publicité pour notre GIE et inciter les éleveurs à faire de l’insémination à partir de nos taureaux”, témoigne ainsi Frédéric Cirié, l’éleveur de Paulhac venu présenter avec son épouse Géraldine le lot de filles de Pavlov, qui finira troisième de sa section (voir palmarès ci-contre). “C’est une satisfaction car ça permet de faire connaître notre élevage, tout en montrant que nos taureaux sont capables de donner de très bons produits”, ajoute Géraldine.

Pas de morosité

Autre bonne surprise pour les organisateurs : la crise qui frappe le marché des broutards (les prix ont chuté de 15 % en deux mois et de 20 % par rapport à l’année dernière) n’a pas impacté les transactions de cette deuxième foire d’automne. “Les ventes de reproducteurs n’ont pas vraiment ressenti le contrecoup du contexte morose, réagit Sébastien Breuil. Cela traduit certainement un besoin en renouvellement.” Les velles de 9 mois se sont vendues en moyenne entre 820 et 920 euros, voire 1 000 euros pour quelques-unes d’entre elles, tandis que les génisses pleines de 30 mois sont parties à 1 800 euros en moyenne. La troisième et dernière foire de la salers se tiendra à Mauriac le jeudi 20 novembre à partir de 13 h 30.

 

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