La plume dans les champs : les marchés à terme

YASSINE Kévin, étudiant à l’AgroParisTech en 1ère année

La plume dans les champs : les marchés à terme

On constate aujourd'hui sur les marchés des matières premières agricoles une forte volatilité des prix, notamment des prix des céréales. Lionel PORTE, de NYSE Euronext et Michel PORTIER, directeur général de la société Agritel, reviennent sur ce phénomène.

Par exemple, en un an, le prix de la tonne de blé est passé de 170€ à 240€.La raison d'un tel accroissement du prix est la variabilité des conditionsclimatiques. La récente sécheresse aux États-Unis, qui détiennent 40% de laproduction mondiale de blé, a provoqué un envol des cours du blé avec un pic àplus de 275€ la tonne en 2012. La volatilité des prix est simplement due auxlois de l'offre et de la demande, et il faut apprendre à la gérer.

 

Qui setrouve derrière les marchés des matières premières agricoles ?

Des fonds propres de spéculation mais aussi des fonds d'investissement, deplacement. Les matières premières agricoles sont une classe d'actifs avec desfonds dédiés.

 

Pourquoialler sur NYSE Euronext plutôt que sur le Chicago Board of Trade ?

Pour éviter les fluctuations sur le dollar en restant en lien avec lesbourses européennes.

 

Quelssont les volumes traités ?

NYSE Euronext est en  2ème position concernant les contrats à termesur le blé, avec 25 à 30% du volume en tonnes du Chicago Board of Trade.

 

L'agriculteurpeut-il vendre directement sa production ?

Environ 4000 à 5000 agriculteurs traitent en direct, mais ils passent parune chambre de compensation et un négociateur compensateur le plus souvent. Laplupart des agriculteurs traitent via leurs coopératives agricoles ou leursorganismes de stockage pour assurer leurs marges.

Agritel propose des formations pour les agriculteurs pour qu'ils puissentouvrir un compte et traiter sur les marchés. Cependant il est recommandé de sefaire conseiller les premières années.

 

Quelletaille faut-il pour aller sur les marchés ?

Un contrat à terme est standardisé à 50 tonnes, donc si l'agriculteur veutune meilleure répartition des risques, il vaut mieux qu'il ait plus de 50tonnes à vendre, 200 tonnes au moins.

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