La première baisse du marché des tracteurs neufs depuis deux ans

Raphaël Lecocq

La première baisse du marché des tracteurs neufs depuis deux ans

Les immatriculations de tracteurs neufs ont reculé de 9,1 % en septembre. La fin d’un cycle de hausse ininterrompue depuis presque deux ans.

Depuis novembre 2010, les statistiques mensuelles d’Axema, l’Union des industriels de l’agroéquipement, égrainent des hausses quasi-ininterrompues des immatriculations de tracteurs neufs. Il faut dire qu’en 2009 et 2010, le marché avait été fortement impacté par la chute des prix des produits agricoles, affectant notamment les céréales, la viande, le lait et le vin. La faiblesse des ventes de tracteurs et plus largement de machines préparait immanquablement des jours meilleurs, renouvellement oblige. A l’automne 2012, les prix de ces mêmes produits agricoles ne sont pas véritablement mal orientés.

 L’alerte que constitue la baisse des immatriculations du mois de septembre sonne donc peut-être la fin d’un cycle de renouvellement du matériel dans les exploitations. Un cycle conforté par le processus de renouvellement des gammes chez les constructeurs en grande partie impulsé par l’entrée en application des nouvelles normes anti-pollution.

+ 12,7 % depuis le 1er janvier

Les mois à venir ne seront pas forcément porteurs d’enseignement quant à savoir si l’on est à l’aube d’un cycle de baisse du marché des agroéquipements. En effet, les derniers mois de l’année concentrent traditionnellement de fortes prises de commandes motivées par des enjeux fiscaux. L’exercice en cours ne devrait pas déroger à la règle, sachant qu’au 30 septembre, les immatriculations de tracteurs neufs affichaient tout de même une hausse de 12,7 % depuis le début de l’année. 2013 laisse planer davantage d’incertitudes, dont celles liées à la réforme de la Pac.

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Commentaires 8

Averonet

Pascal, c'est pire que ça, un comptable qui ne préconiserait pas d'utiliser la DFI serait de mon point de vue en défaut de conseil.

Pascal

C'est confortable pour un comptable de pousser son client à investir , cela lui facilite grandement la tache d'optimisation du résultat pour arriver à un niveau de prélévement MSA/impots acceptable.

sud32

Aujourd'hui nous avons des possibilités d'investir et d'amortir, donc profitons en! Là , où il faut faire attention, c'est d'acheter utile , enterrer des tuyaux pvc en irri, faire des mises aux normes, etc........... le bon sens agricole!!!!!!

COLETTE

Nous avons investi suivant nos besoins mais pas en fonction de la DFI,bien qu'étant au bénéfice réel depuis 1980.En fin d'année c'est un bon argument de vente.Nous avons préféré payer des impôts ainsi que des cotisations MSA,ce qui me permet d'avoir une retraite proportionnelle non négligeable.

Denis

Le jour où la DPI aura disparu, les agriculteurs auront un motif de moins pour changer leurs tracteurs. Seront ils plus riche pour autant ? non car du coup, il paieront plus d'impôts...CQFD !

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