La production de miel française reprend des couleurs

La production de miel française reprend des couleurs

La production de miel en France, en fort déclin depuis 20 ans et tombée à environ 10.000 tonnes en 2014, devrait être comprise cette année entre 15 et 17.000 tonnes, s'est réjoui jeudi l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf).

"Après des récoltes 2012, 2013, 2014 catastrophiques, les apiculteurs retrouvent cette année une production moyenne relativement correcte (...) estimée entre 15 et 17.000 tonnes", indique l'Unaf dans un communiqué. Les récoltes de miel de colza, de romarin, d'acacia, de châtaignier et de lavande ont été bonnes, indique l'association professionnelle, mais celle de thym est "quasiment inexistante" et celle de tournesol "médiocre". "La récolte de miel 2015 n'atteint pas pour autant une production satisfaisante et suffisante pour la filière et les consommateurs", poursuit l'Unaf, en rappelant qu'en 1995 quelque 33.000 tonnes de miel étaient produits en France. Pour répondre à la demande, la France s'est mise à importer de plus en plus de miel, en provenance d'Asie et d'Europe: de 6 à 7.000 tonnes en 1995 à près de 30.000 tonnes en 2014.  

"Mauvais hivernage"

 

Les colonies d'abeilles enregistrent en France, et dans d'autres pays comme les Etats-Unis, des mortalités très importantes d'une année sur l'autre (30 à 50%), ce qui explique la baisse de la production. L'usage intensif de pesticides, en particulier ceux de la famille des néonicotinoïdes, la présence de parasites (dont le frelon asiatique) et la monoculture sont mises en avant pour expliquer la surmortalité des abeilles et des pollinisateurs sauvages en général. "Dans de nombreuses régions, la prédation du frelon asiatique a été très forte dès le milieu de l'été et a affaibli les colonies laissant présager dans ce cas, un mauvais hivernage", estime les apiculteurs de l'Unaf. Outre la baisse de la production de miel, la surmortalité des abeilles et plus largement des pollinisateurs sauvages est un handicap pour une partie de la production fruitière et légumière qui en dépend.

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier