La récolte de maïs bat son plein en Vendée

Dans le marais Poitevin les récoltes de maïs grain sont déjà terminées. Dans la plaine, les machines battent à plein régime et coupent des maïs aux épis généreux. Reportage à Pétosse.

Maïs grain, des rendements inespérés

Des températures qui frôlent les 30 ° début octobre ! De mémoire d’agriculteur, ces conditions n’ont jamais été réunies comme cette année pour battre les mais grain.  Les terrains sont secs. L’idéal pour ne pas tasser les sols et salir les routes. Si dans le marais Poitevin, la partie est jouée depuis huit jours, dans la plaine, les machines battent à plein régime.

Ce mardi, Freddy Bonnin, agriculteur à Longèves, est aux commandes de la moissonneuse de la Cuma «Po-Fourche » de Pouillé. Au programme de ce chantier qu’il a démarré à 9 h 30 après avoir emmené ses trois enfants à l’école : une parcelle de 14 hectares de maïs grain. Une variété semi tardive semée le 6 avril.

Pas de temps à perdre. Depuis huit jours, il enchaîne les chantiers. La semaine dernière, il a récolté 25 hectares de mais semences. Hier, il a traité jusqu’à 22 heures une parcelle de colzas pour détruire des altises. Même avec une météo très clémente, le temps est toujours compté.

Ce chantier de battage où alternent deux tracteurs et leurs remorques de 16 et 15 tonnes pour recueillir les grains doit être bouclé en fin d’après-midi.

Une moyenne de 122 quintaux

Dans la cabine de la moissonneuse, l’écran de contrôle permet à Freddy d’obtenir en instantané  les taux d’humidité et les rendements. 115, 120  voire 130 quintaux en fonction du positionnement de la machine dans le champ, c’est  ce qu’indique l’ordinateur de bord.

«C’est inespéré. Les maïs mesurent bien un mètre de moins qu’en année normale, mais nous avons du grain » lâche Freddy. «J’ai eu très peur en juin. Nous avions  une épée de Damoclès avec des restrictions d’irrigation et la menace d’un été sec. La pluie est arrivée juste à temps et a sauvé les maïs. »  Une chance pour cet agriculteur qui a commercialisé une partie de sa récolte avant de l’avoir battue.  « Au printemps, j’ai  vendu une partie de ma récolte en estimant des rendements autour de 100 quintaux.»  

Le taux d’humidité est descendu à 19 % alors que la semaine dernière, il est était à 25 %. «Je perds 1 à 2 % de grains, mais je gagne nettement en frais de séchage. » se réjouit Freddy.

S’il compare ses rendements aux deux dernières années, il se situe au même niveau que l’an dernier, soit 122 quintaux frais de séchage déduits. Par contre, en 2009, sa moyenne est montée jusqu’à 130 quintaux.  

Pour l’heure, Freddy reste serein. Sa récolte va être bien valorisée. «J’ai choisi de contractualiser mes maïs grain avec la Cavac. Mes variétés sont destinées au gavage de palmipèdes. Avec ce type de contrat, j’obtiens une plus-value de 5 €/tonne. Au final, j’obtiens un prix de 190 €/tonne sans les frais de séchage. »

Au-delà de l’intérêt de travailler en groupe et d’échanger, Freddy met également en avant les économies qu’il réalise en passant par la Cuma. «Pour mon chantier, j’estime gagner 3000 € en comparaison  à un chantier réalisé avec un entrepreneur,  dans la mesure où pour nos récoltes, ce sont les agriculteurs qui conduisent la batteuse. »

Vendredi, la Cuma  bouclera son dernier chantier. Au total, à son compteur : une centaine d’hectares.

Aussitôt, sa récolte terminée, Freddy entame un nouveau chantier. «J’ai prévu de broyer et de déchaumer aussitôt la récolte terminée pour éviter une prolifération de pyrales. »

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