La reconnaissance méritée de leurs pairs

Patricia Olivieri

Chambre d’agriculture et Crédit agricole ont mis en avant les 50 représentants de l’élevage et de l’agroalimentaire cantaliens au Sia.

 La reconnaissance méritée de leurs pairs

Elles n’ont pas la couleur rouge des plaques du Concours général agricole remises aux champions et championnes des races bovines, elles ne sont pas non plus coulées dans le métal doré, argenté ou bronze des médailles du concours des produits de la Porte de Versailles mais pour les 50 éleveurs, producteurs et entreprises cantaliens qui les ont reçues lundi à Aurillac(1), elles alimentent une autre fierté : celle d’être reconnus par leurs pairs, par toute une profession et un secteur d’activités prépondérant dans le Cantal. “Ça montre que les gens d’ici nous prennent en considération”, acquiesce Gérard Genty, qui a décroché avec son taureau salers le premier prix index sur le grand ring du Salon de l’agriculture (Sia) fin février et ce, pour la seconde année consécutive. “Notre travail c’est de traire les vaches, la consécration, elle vient par les concours et les résultats”, fait valoir Emmanuel Fouillet du Gaec élevage Cussac Fouillet, dont la montbéliarde Uvéa a été sacrée meilleure laitière de la race et championne adulte, tandis que Bayon, un taureau aubrac, a fini troisième pour la première participation du Gaec au concours de la race allaitante. “Ces Agri Prestiges viennent récompenser les agriculteurs, éleveurs, producteurs fermiers, entreprises agroalimentaires, lycées agricoles qui ont participé avec beaucoup de succès au Sia, a ainsi rappelé Patrick Escure, président de la Chambre d’agriculture, co-organisatrice de cette manifestation avec le Crédit agricole Centre France. Bien sûr, les entreprises ont un intérêt économique à participer mais c’est aussi un effort qu’elles font pour représenter tout un département et nos métiers.” “C’est vous qui êtes les représentants de la qualité de l’agriculture, de ses produits et de l’élevage français”, a salué pour sa part André Janot, président de la caisse régionale, pour qui il faut continuer à défendre cette agriculture et l’agroalimentaire français, premier employeur industriel du pays.

La relève assurée

Cette manifestation était aussi l’occasion de mettre en avant l’engagement des deux lycées agricoles du Cantal au trophée des lycées agricoles. Habitué de la plus haute marche du podium des races à petits effectifs, le lycée de Volzac a cette année encore séduit le jury avec la présentation percutante d’une aubrac et de son veau. Un concours auquel les élèves se préparent avec l’appui de pas moins d’une quinzaine de personnes (enseignants, salariés et chef de l’exploitation du lycée, assistants d’éducation) et les conseils avisés d’un parrain, en l’occurrence Christian Bos cette année. Nouveau venu dans la discipline(2), le lycée Pompidou d’Aurillac a jugé important de valoriser le travail réalisé avec son troupeau salers, le seul de cette race dans un établissement d’enseignement. Et M. Lutran, professeur, comme M. Saraille (Volzac) avant lui, a souligné tout l’intérêt d’une participation à ce trophée, tant en termes pédagogiques que d’apprentissage à la communication, à la préparation d’un couple (vache et son veau) pour un concours de haut niveau.

(1) En présence notamment de MM. Descœur, Maisonneuve, Mézard, Mathonier. (2) Le lycée termine huitième dans la catégorie des grandes races.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier