La sécheresse guette l’Est de la France

La sécheresse guette l’Est de la France
Dans certaines zones de la région, la récolte de foin s'annonce moitié moins abondante

Prairies grillées pour les animaux, rendements attendus en baisse pour les céréaliers, les agriculteurs d'une dizaine de départements subissent les conséquences d'un manque d'eau depuis le début de l'année et attendent des pluies avec impatience.

"Pour l'instant, la sécheresse est localisée à l'Est, du Rhône au Nord-Est", les filières élevage et céréalières étant les plus touchées, rapporte Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA. Des dossiers de calamités agricoles sont d'ailleurs déjà en train de se monter pour des exploitants de la Loire, du Rhône, de la Haute-Loire, de la Saône-et-Loire et de la Haute-Saône, indique le syndicat.  Le Cantal est également touché.

En Alsace, "c'est très tendu, les prairies sont grillées et s'il ne pleut pas dans 10 à 15 jours, ça va commencer à devenir grave pour les éleveurs. Pour le maïs aussi, puisque la période de floraison est attendue dans les 15 prochains jours et ce sont les rendements qui sont en jeu", explique Philippe Caussanel, responsable de l'élevage à la Chambre d'agriculture d'Alsace.

L'Alsace en vigilance sécheresse

La préfecture d'Alsace a d'ailleurs placé vendredi dernier la région en "vigilance sécheresse". "La région connaît un déficit hydrologique très marqué depuis mars 2014, les pluies ayant été particulièrement faibles depuis la fin de l'hiver".

Pour l'instant, aucun mesure de restriction d'eau n'a été décidée dans la région et "l'évolution à moyen terme sera très dépendante de la pluviométrie du mois de juillet", complète la préfecture dans un communiqué. En Bourgogne, il y a déjà eu des arrêtés de restriction en Côte d'Or et dans la Nièvre et il y en aura "bientôt" dans l'Yonne, indique de son côté Francis Letellier, président de la FRSEA Bourgogne.

Une récolte de foin réduite de moitié

Dans certaines zones de la région, la récolte de foin s'annonce moitié moins abondante et, sur les céréales, contre 60/65 quintaux en temps normal, ajoute le syndicaliste. Du coup, certains éleveurs commencent déjà à prélever du foin dans leurs stocks normalement destinés à passer l'hiver. Il est donc nécessaire de recenser les besoins des éleveurs pour que les céréaliers, qui débutent leurs moissons, puissent leur mettre du foin à disposition en conséquence, au risque sinon de voir les animaux maigrir et les éleveurs compenser avec des concentrés alimentaires coûteux, explique Luc Smessaert.

Des difficultés ont également été recensées dans le Gard, l'Hérault et dans une moindre mesure dans les Bouches-du-Rhône, selon la FNSEA. Des départements qui ont par ailleurs été placés en alerte orange pour des orages à partir de vendredi matin.  Avec la multiplication de ces événements climatiques brutaux, il est nécessaire de se doter "d'une vraie politique de gestion des risques", réclame par ailleurs Luc Smessaert.

 

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 4

Porcinet

J espère que ça ne fera pas monter les prix de l'aliment en porc . Depuis 2009 je sors entre 40 000 et 60 000 euros de résultat j aimerai garder cette moyenne

eleveur

Fesons marcher la solidarité!

Vous cherchez du fourrage? indiquez votre departement, quelqu'un aura certainement du fourrage a vous proposer!Ca ne coute rien d'essayer!

SAULE3027

pour le foin dans les pyrénées atlantiques a 75 euro la tonne aucun preneur sans compter les foins 2013 en stocks des stocks trés importants qui finiront en litière

franlutin

Petit message de sympathie pour les éleveurs de l'Est :j'ai ausssi connu cette situation mais je suis dans le nord de l'Auvergne ou les rendements sont disparates mais assez bons .
Le foin se vend 80 à 90 euros/T et j'en connais qui ne trouve pas preneur.
Faites gaffe aux tarifs ce n'est pas une sécheresse nationale !

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires