La sous-préfète d’Ambert en visite sur une ferme pour Natura 2000

CA 63 BOISSIER/LEDUC

(de gauche à droite : Clémentine Lacour de la Chambre d'agriculture, Noël Domps, Daniel Condat vice-président de la Chambre d'agriculture, Corinne Simon).
Corinne Simon, sous-préfète d’Ambert, a écouté les explications sur l’étude menée par la Chambre d'agriculture sur « Natura 2000, rivières à moules perlières »

Corinne Simon, sous-préfète d’Ambert, à l’invitation des élus de la Chambre d'agriculture, s’est rendue au Gaec de Laffix en Livradois-Forez, pour voir les incidences des différents périmètres Natura 2000 sur une ferme

*Gaec de Laffix à Saillant

La sous-préfète d’Ambert en visite sur une ferme pour Natura 2000

Exploitation familiale en GAEC composé de 3 associés :

Noël Michelle et Sébastien DOMPS.

En production laitière

Quota : 519 308 litres

80 vaches laitières de race montbéliarde

Surface agricole : 97 ha dont 14 ha en propriété

Les équipements

Stabulation libre à logettes de 90 places.

Matériel en propriété et en CUMA principalement pour l’ensilage herbe.

Evènements marquant de la vie de l’exploitation

Plan de développement de la production laitière en 2008.

Installation de Sébastien en avril 2011 :

  • Augmentation de la surface fourragère
  • Développement de la production laitière
  • Agrandissement et mises aux normes de la stabulation des vaches laitières
La sous-préfète d’Ambert en visite sur une ferme pour Natura 2000

Les incidences de Natura 2000

La visite a débuté par une présentation de l’agriculture du territoire de la Pra Livradois-Forez, (économie laitière, contractualisation, quotas, Plan de modernisation des bâtiments), et de la ferme de la famille Domps *.

Puis l’étude réalisée par la Chambre, assortie d’une visite de parcelles, a permis de mesurer l’incidence de la contractualisation de « Natura 2000, rivières à moules perlières » sur cette ferme.

Corinne Simon, a souligné être venue écouter les paysans, et rappelé que Natura 2000 est basé sur le volontariat. A l’heure actuelle en effet, il n’existe pas de réglementation législative.

La sous-préfète d’Ambert a souhaité qu’une démarche de concertation se mette en place avec le monde agricole : « les périmètres ne sont pas fixés à l’heure actuelle, les agriculteurs  doivent s’exprimer afin de décider ensemble ».

Des questions sur divers thèmes

Les participants à la visite, ont saisi cette occasion pour aborder différents sujets avec la représentante de l’Etat sur leur secteur, comme le remembrement, nécessaire pour une activité agricole correcte, l’installation des jeunes, indispensable pour le développement du secteur...

Beaucoup ont fait remarquer que « l’agriculture n’est pas seule responsable de la pollution », et soulevé le problème lié à certaine stations d’épuration « qui ne fonctionnent pas ou mal. » D’autres se sont inquiétés : «  si tous les affluents et même les affluents des affluents sont pris dans les périmètres, alors toute la zone sera concernée. »

On a largement évoqué le PMBE, sa nécessité pour mener à bien la modernisation des bâtiments d’élevage.

Corinne Simon a conclu en expliquant sa conviction qu’agriculture= emplois. Elle souhaite également  voir se mettre en place une discussion constructive, pour aboutir à des solutions pertinentes et efficaces, sinon les agriculteurs pourraient être soumis à des décisions administratives imposées.

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