Label rouge : Ne pas lever le pied sur la qualité

Renaud Saint-André

Davantage de carcasses labellisées sont vendues dans un réseau qui attend à la fois de la qualité et de la régularité.

“Nous devons continuer à travailler sur la qualité des carcasses, encore trop fragile”, estime le président de l'association Salers label rouge, Jean-Marie Fabre. Au cours de l'assemblée générale qui s'est tenue jeudi à Aurillac, c'est le point sur lequel il a particulièrement insisté. “Ce sujet est d'autant plus sensible que les volumes augmentent et qu'il va falloir redoubler de vigilance et ne pas hésiter à émettre des réserves sur les animaux préparés en prévenant l'éleveur assez tôt. Quitte à ce que la vache reparte en filière conventionnelle, tandis qu'il faudra rechercher un autre animal à labelliser pour assurer les engagements avec les distributeurs”, a développé Jean-Marie Fabre. Sa préoccupation relative à la qualité concerne aussi les abatteurs à qui il est rappelé de bien respecter une maturation de douze jours. “Un minimum” selon le président qui a recueilli des souhaits d'une viande maturée de 15 à 20 jours.

Pas prophète en son pays...

“Quand personne n'est dans la piscine, tout le monde pense que l'eau est trop froide.” La formule est un appel aux distributeurs à se lancer dans le grand bain. Car la viande label rouge salers est encore trop discrète sur les étals des bouchers et dans les rayons des supermarchés. Et comme nul n'est prophète en son pays, un seul boucher dans le Cantal en propose (les Ets Lajarrige disposent actuellement de deux points de vente et sans doute plus un à terme). L'association reconnaît en outre être dans l'incapacité de faire servir du label rouge dans les restaurants gastronomiques du département. Jean-Marie Fabre ne désespère pas de convaincre et motiver un “noyau dur” capable de donner envie à d'autres de venir. C'est donc plutôt hors du département que le label rouge salers se développe actuellement. Notam-ment grâce au réseau de distribution des magasins Auchan (France et Luxembourg) qui profitent régulièrement d'animations en grande surface mobilisant quelques éleveurs, dont l'ensemble des frais (y compris de remplacement) sont pris en charge. Non seulement ces animations sont appréciées du consommateur, mais elles renforcent le crédit du produit auprès des responsables boucherie, en créant des rapports porteurs. En outre, d'autres opérations intéressantes sont programmées, à l'image de celles dans les brasseries Flo de Paris qui, en deux mois, écouleront jusqu'à 40 animaux. Aussi intéressant en termes de volumes, que pour l'image du produit...









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Source L'Union du Cantal

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