Lâchez du lest !

Rédaction Vendée agricole

Entretien avec Brice Guyau et Joël Limouzin, respectivement secrétaire général et président de la FDSEA.

VA : Ce vendredi, les entrepreneurs vendéens sensibilisent les pouvoirs publics et les citoyens, en quoi consiste cette action ?

Brice Guyau : La situation d’un grand nombre d'entreprises vendéennes nous semble critique et nous sommes très préoccupés par l'évolution économique et sociale de notre territoire dans les prochains mois. Nous, chefs d’entreprise vendéens, avons déjà prouvé notre capacité à nous adapter. Mais, nous ne pouvons agir dans un environnement défavorable. Seul l’allègement des charges qui pèsent sur nos entreprises leur permettront d’être compétitives.

VA : L’action est symbolique avec le non envol d’une montgolfière trop chargée. Quelles sont les charges qui pèsent sur l’agriculture ?

BG : Taxes, directive nitrate, installations classées, gestion de l’eau... Les exemples sont trop nombreux. Sur le coût du travail, il est urgent d’engager une réforme en privilégiant la mise en place d’une TVA sociale pour enfin déconnecter l’assiette des cotisations sociales du revenu du travail. A long terme, seule l’harmonisation sociale européenne garantira l’absence de distorsions de concurrence. Au-delà de l’écotaxe, nous demandons à ce que les produits énergétiques issus de la biomasse soient exonérés de la contribution climat-énergie. Il faut revaloriser la déduction pour aléas par rapport à la déduction pour investissements et augmenter le plafond pour les GAEC et EARL. Enfin, nous sollicitons une exonération pour les terres agricoles de la majoration de la fiscalité applicable aux terres ouvertes à la construction.

VA : Une manifestation se déroule samedi autour de l’A831. Quelle est la position de la FDSEA  ?

Joël Limouzin : En matière de routes et d’autoroutes, la FDSEA s’est toujours positionnée pour faire de ces aménagements une réussite pour le désenclavement de la Vendée, et l’installation d’entreprises, y compris d’entreprises liées à notre amont ou notre aval. Avec l’A831, nous portons des arguments en faveur de l’économie du Sud-Vendée et de l’agriculture, notamment  avec le port de la Rochelle. Mais il ne faut pas mésestimer les impacts. Toute cette consommation de foncier agricole nécessite donc des compensations. C’est donc avec ces objectifs que je participerai  samedi à l’action prévue.

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