Lactalis : Seconde version de contrat, seconde bataille enclenchée

Rédaction Vendée agricole

Mardi soir se tenait la deuxième réunion de l’APLCP à La Roche-sur-Yon. Conclusion des producteurs : nous ne signerons pas cette seconde version du contrat.

Ils étaient une soixantaine mardi soir à être venus à la réunion organisée par l’APLCP (Association des producteurs Lactalis Charentes-Poitou). Tous avaient leur nouvelle proposition de contrat à la main et des questions plein la tête. A la tribune, les membres du bureau provisoire de l’APLCP et une juriste étaient là pour clarifier la situation sur la contractualisation. « Rien ne presse, ne signez pas sous la menace » a martelé Michel Liaud [1], président provisoire de l’APLCP.

Partout dans la presse et dans ses courriers, l’entreprise Lactalis explique que cette seconde version de contrat est issue « d’une importante négociation avec les producteurs ». « Qu’elle préserve au mieux les intérêts des producteurs ». De l’autre côté les producteurs, eux, crient aux mensonges et à la démagogie. Cette seconde version de contrat s’annonce donc comme une seconde bataille entre l’entreprise et les producteurs. « Ce n’est qu’en nous organisant que nous gagnerons ce second round » affirme Olivier Abillard. « N’oublions pas que nous avons déjà fait céder Lactalis une première fois ! » poursuit-il.

Parmi les choses qui font peur aux producteurs dans ce contrat c’est l’absence de signature tripartite.  « En effet quel sera le poids des producteurs si chacun signe individuellement avec l’entreprise ? » a déploré Michel Liaud. « Il faut que les associations de producteurs soient reconnues par l’entreprise et fassent partie intégrante du contrat. » affirme-t-il.

Mais plus concrètement pour les éleveurs du bassin Charentes-Poitou, il suffit de regarder l’annexe au contrat sur le calcul du prix du lait pour se convaincre de la toxicité de certaines clauses. « Avec la clause de sauvegarde écrite de cette manière, si un producteur signe ce contrat, il accepte que Lactalis aligne son prix mensuel sur le prix moyen régional dès lors que ce dernier s’en écarte de2€/1000L. Avec le contexte régional, c’est sûr que notre prix du lait sera revu à la baisse pour cette fin d’année si on signe le contrat et on ne pourra rien y faire !» alerte Olivier Abillard.

Parmi les producteurs présents ce soir là, une grande majorité sont déjà adhérents de l’APLCP. D’autres ont pris les bulletins d’adhésions disponibles au fond de la salle car il n’est pas trop tard pour rejoindre l’organisation de producteurs régionale.

[1] Michel Liaud fait partie de la délégation des 10 producteurs qui ont négocié avec l’entreprise. Cette délégation avait rendez-vous mercredi pour faire le point sur cette nouvelle version du contrat. Voir encadré.

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