Lait : Bruxelles veut faciliter des sortes de «primes à la casse»

La Commission européenne a proposé de faciliter des sortes de « primes à la casse » pour faire remonter les prix du lait, en assouplissant les règles permettant de financer la restructuration du secteur.

Cette proposition fait partie d'une série de mesures envisagées par Bruxelles, face à la crise du secteur, qu'a détaillées devant le Parlement européen la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel.

L'idée est d'assouplir les conditions dans lesquelles les États de l'UE peuvent prélever des pénalités en cas de dépassement de ses quotas (plafonds de production) laitiers, dans le but de financer des aides à la reconversion.

Concrètement, Bruxelles propose d'autoriser les gouvernements à prélever des pénalités chez les agriculteurs dépassant individuellement leurs quotas, même dans le cas où le quota national de l'État n'est pas dépassé, ce qui est par exemple le cas en France.

Ces pénalités collectées « pourraient alors être utilisées pour la restructuration », a souligné Mme Fischer Boel. Elle a également repris une idée proposée par la France et l'Allemagne, soutenue par quelque 16 autres pays européens, consistant à ce que le prix du lait soit fixé lors de négociations entre producteurs et laiteries ou industriels.

Il faudrait avoir « recours à des relations contractuelles entre producteurs laitiers et l'industrie afin de mieux équilibrer l'offre et la demande sur le marché laitier », a-t-elle dit.

Elle a enfin proposé d'autoriser la Commission européenne, comme c'est déjà le cas pour d'autres secteurs, « à prendre des mesures temporaires de son propre chef dans les cas de perturbations de marché ». Sans plus de détails.

En revanche, revenir sur la décision d'arrêter à terme le système des quotas « n'est pas une option », a-t-elle martelé, pas plus que de geler l'augmentation progressive des quotas dans les années à venir ou de revenir « à certains instruments de régulation du passé, chers mais inefficaces ».

Le secteur laitier européen traverse une crise sans précédent avec des prix dont les producteurs laitiers disent qu'ils ne couvrent pas leurs coûts.

Source d'après AFP

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