Lait : Les industriels veulent revoir le calcul du prix du lait

Les industriels du secteur du lait veulent revoir le mode de calcul des indices qui servent à fixer le prix du lait en France, pour prendre en compte le fait qu'il est plus élevé que chez ses voisins européens, notamment en Allemagne.

Industriels, coopératives et producteurs, réunis au sein du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), s'entendent une fois par trimestre sur ces « indices de tendance ». Ces derniers sont ensuite diffusés au niveau des régions et servent de base pour fixer le prix du lait.

« On n'est pas d'accord sur la composition des indices de tendance », explique Jehan Moreau, directeur de la Fédération nationale des industries laitières françaises (Fnil), alors que se tiennent actuellement les discussions pour déterminer ces indices pour le deuxième trimestre. « On ne cautionnera pas les indices de tendance des marchés laitiers au deuxième trimestre 2010 », a également averti la Fnil dans un communiqué.

« Le prix français s'inscrit parmi les plus élevés d'Europe »

Actuellement, ceux-ci sont fixés en fonction des cotations des produits laitiers sur les marchés, a expliqué M. Moreau. Mais pour la Fnil, ce système n'est plus pertinent. Elle souhaite que soient désormais pris en compte « des éléments liés au contexte européen ». En clair, les industriels veulent y intégrer la différence entre le prix du lait en France et en Allemagne, premier pays producteur en Europe, où le lait est moins cher. « Le prix français s'inscrit parmi les plus élevés d'Europe », fait valoir la Fnil.

« Il n'y a aucune raison de remettre en cause l'accord » interprofessionnel de juin dernier qui prévoyait une augmentation de 5,7% du prix du lait au 2e trimestre 2010, a rétorqué Florence Loyer, de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL) qui représente les producteurs laitiers au sein de l'interprofession. « C'est inacceptable », a-t-elle déclaré, avertissant que son syndicat n'hésiterait pas à bloquer les entreprises. Les producteurs se battent depuis des mois pour obtenir un prix plus rémunérateur du lait.

Source d'après AFP

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