Lait : Un net recul de la production laitière

Rédaction Vendée agricole

La collecte laitière, en diminution depuis juillet montre la situation critique des éleveurs. La section laitière tire la sonnette d’alarme et en appelle aux transformateurs.

4 RDV pour faire le point

Lundi 19 novembre, aux Herbiers (lieu à définir) à 14h30 ;

Lundi 19 novembre, à Challans, salle de l\'ISMA à 20h ;

Vendredi 23 novembre, à Petosse, salle de la mairie à 10h30 ;

Lundi 26 novembre à La Roche sur Yon, Ecole des Etablières, amphithéâtre des BTS à 20h.

Depuis le mois de juillet, les collectes laitières françaises et européennes montrent un net revirement à la baisse. En France, le recul amorcé en juillet (-2,2%), s’est poursuivi en août (-4,2%), et devrait s’amplifier au mois de septembre (environ -5%) selon les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer. « Cette rupture dans la collecte démontre la situation très compliquée des élevages laitiers, pris en étau entre la hausse des charges et un prix du lait trop bas » analyse Marie-Thérèse Bonneau, présidente de la section laitière.

Une situation de crise

Et cette situation inquiète les délégués cantonaux. « Nous avions alerté les transformateurs depuis plusieurs mois pour qu’ils donnent des signes positifs aux producteurs laitiers en matière de prix du lait » soulignent-ils. «Mais aujourd’hui on a l’impression que les transformateurs utilisent le prix du lait comme variable d’ajustement de leurs stratégies sans se soucier de la rentabilité de nos exploitations». La FNPL estime aujourd’hui que l’augmentation des charges représente 30€/1000 L supplémentaires à couvrir par les exploitants. « Cela reporte d’autant le prix d’équilibre qui se situe donc largement au dessus de ce que payent les entreprises actuellement » calcule Pascal Richard, membre du bureau.

Moindre rentabilité

L’espoir subsiste pour autant. « Partout en Europe et dans le monde, la hausse des produits végétaux pénalise la rentabilité des exploitations laitière. Le prix du lait devrait donc augmenter pour enrayer la baisse de la collecte mondiale. » annonce Marie-Thérèse Bonneau. D’ailleurs les cours mondiaux des produits industriels remontent depuis le mois d’août et cette tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois. Pour preuve, la cotation beurre/poudre atteint 319.40€/1000 L en octobre. «Seulement, en France, le prix du lait n’est pas composé que par la valorisation du beurre et de la poudre » pondère un éleveur laitier. «Les négociations nationales avec les distributeurs auront un impact fort sur le prix du lait pour le début 2013 » préviennent les éleveurs.

Outre la conjoncture, la section laitière a aussi abordé des sujets plus régionaux comme la situation des coopératives du département ou encore l’avancée de l’association régionale des producteurs Lactalis. Pour en échanger avec les producteurs, la section laitière renouvelle cette année encore quatre réunions d’échange ouvertes à tous. Marie-Thérèse Bonneau, qui est aussi secrétaire générale de la FNPL, sera présente lors de ces quatre rendez-vous :

- Lundi 19 novembre, aux Herbiers (lieu à définir) à 14h30 ;

- Lundi 19 novembre, à Challans, salle de l\'ISMA à 20h ;

- Vendredi 23 novembre, à Petosse, salle de la mairie à 10h30 ;

- Lundi 26 novembre à La Roche sur Yon, Ecole des Etablières, amphithéâtre des BTS à 20h.

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