Lait : Un programme pour réduire la consommation d'électricité

Pour réduire la consommation d'électricité des exploitations laitières, EDF et la Chambre d'agriculture de Bretagne lancent un programme régional d'économies d'énergie axé principalement sur les cuves à lait, a-t-on appris auprès des promoteurs du projet.

Sept pour cent de l'électricité consommée en Bretagne est le fait de l'agriculture, dont un tiers pour les 15.000 exploitations laitières de la région. Afin de réduire la facture énergétique, l'idée est d'installer des équipements de pré-refroidissement du lait et de récupération de chaleur sur les cuves à lait réfrigérées dans lesquelles est stocké le lait entre deux collectes par la laiterie, chaque deux ou trois jours.

Le pré-refroidisseur du lait permet d'abaisser la température du lait de 10 à 20 degrés (par rapport à sa température au sortir de la vache). La consommation du tank à lait s'en trouve réduite de 40 à 50%. L'utilisation du pré-refroidisseur nécessite 1,5 à 2,5 litres d'eau par litre de lait, soit 750 à 1.250 litres d'eau à environ 20 degrés, valorisée par exemple dans l'abreuvement des vaches laitières (qui consomment en moyenne 100 litres d'eau par jour... et apprécient l'eau tiède).

Outre l'économie individuelle, ce dispositif est intéressant pour la région car les exploitations laitières consomment davantage d'électricité aux heures de la traite, qui correspondent aux heures de pointe où le réseau électrique est sollicité au maximum (le matin et le soir). Pour une exploitation de 80 laitières produisant annuellement 740.000 litres de lait, l'économie annuelle attendue est de 600 euros et le retour sur investissement estimé, avec subvention, entre cinq et dix ans (compte-tenu des aides des collectivités).

La Bretagne administrative ne produit que 8% de ce qu'elle consomme (si l'on exclut la centrale de Cordemais, située dans les limites de la Bretagne historique) et fait partie avec la région Paca, des régions les plus fragilisées électriquement et donc les plus vulnérables à un « black out ».

Source AFP

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