Lancement d’un porc sans antibiotique par Cooperl

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Lancement d’un porc sans antibiotique par Cooperl

D’ici trois ans, le protocole proposé par le groupe à ses adhérents doit conduire à ce qu’un porc sur trois n’aura reçu aucun traitement antibiotique au cours des cinq mois d’engraissement, après le sevrage.

Lancement d’un porc sans antibiotique par Cooperl

Le groupe lamballais Cooperl, qui abat près de 6 millions de porcs charcutiers issus des élevages de ses 2700 adhérents, annonce le lancement d’un projet qu’il qualifie de stratégique : la production de pièces identifiées comme provenant exclusivement d’animaux élevés
sans antibiotiques. D’ici trois ans, le protocole proposé par le groupe à ses adhérents doit conduire à ce qu’un porc sur trois n’aura reçu aucun traitement antibiotique au cours des cinq mois d’engraissement, après le sevrage. La viande issue de ces animaux garantie « sans antibiotique » sera commercialisée sous la marque du groupe, Brocéliande, dès la fin de 2014. Cette initiative permet à Cooperl d’étoffer une offre spécifique de viande issue du porc « bien-être ».

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Le porc souffre d’une standardisation extrême, après des décennies de sélection exclusivement construite sur l’amélioration de la productivité (liée à la prolificité, l’optimisation du temps d’engraissement et bien entendu la réduction du coefficient de transformation
alimentaire). 

Le pari de Cooperl est de sortir du porc standard « par le haut » en proposant une viande issue d’animaux mieux traités, mieux soignés et mieux nourris. La mise aux normes des espaces dédiés aux truies gestantes, dans le cadre des nouvelles règles de bienêtre animal, le contrôle de l’alimentation, excluant les produits OGM, et l’arrêt de la castration des mâles ont ainsi précédé le protocole excluant l’administration d’antibiotiques au cours de l’engraissement.

L’éleveur qui accepte d’entrer dans le schéma proposé par le groupement adhère au projet global de l’entreprise de répondre à une demande sociétale en croissance. Ainsi, aujourd’hui, 80 % des éleveurs adhérents ont renoncé à la castration car ils y trouvent un intérêt, du fait de la disparition d’une tâche et des risques sanitaires liés. La suppression de l’administration d’antibiotiques est aussi facilitée par cette première étape, car le mâle resté entier est moins susceptible de contracter des infections.

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La communication de Cooperl est cependant contestée par d’autres professionnels qui y voient un effet d’annonce faussement différenciant, puisque la réduction de l’administration systématique des antibiotiques constitue une tendance générale au sein des élevages européens, d’ailleurs encouragé par les autorités sanitaires, en particulier à travers le plan Eco Antibio 2012-2017.

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