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Le beau temps, tel le Messie

Delphine Bisson

Quelques kilomètres plus loin, le tracteur ne pouvait pas circuler : trop d’eau encore dans les parcelles. Heureusement, le chenillard est là.
Quelques kilomètres plus loin, le tracteur ne pouvait pas circuler : trop d’eau encore dans les parcelles. Heureusement, le chenillard est là.

Les agriculteurs n’ont certes jamais cessé de travailler à cause de la pluie, mais quand même ce beau temps redonne le sourire et nos campagnes ont une allure printanière.

Un soleil radieux ! Enfin ! On peut dire que cette année, il se sera fait attendre. « Le 4 mars 2013, je mettais mes vaches à l’herbe. Cette année, si je peux les sortir au 20 mars, ce sera déjà bien », soupire Benoît Ferré, éleveur à Fresnay-en-Retz. En retard. En ce début du mois de mars, c’est le mot à la mode. Retard dans l’apport d’engrais, retard dans la végétation, retard dans le broyage de sarments. Alors, lorsqu’une fenêtre météo, comme celle de cette fin de semaine, se présente : les agriculteurs sortent les tracteurs… « enfin encore faut-il que les sols soient réessuyés », poursuit Benoît. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout. Autre solution : un chenillard. C’est le choix qu’ont fait Jean-François et Thierry de Sainte-Pazanne en travaillant avec l’ETA Lambert. Une manière d’être sûr de pouvoir mettre de l’engrais sur l’orge. « Ça fait déjà 15 jours qu’ils en ont besoin. » Effectivement pour tous ces éleveurs, les céréales et les prairies ont beaucoup souffert de l’excès d’eau. Conséquence : « Je vais sûrement devoir retourner quelques hectares de blé en maïs. », confie Benoît.

La peur de gel printanier

En viticulture, même constat : les terrains sont trempés, les machines ne peuvent donc pas passer. Là aussi, il y a du retard dans les broyages de sarments, les engrais. Mais autre chose inquiète les viticulteurs : la hausse des températures et la possibilité de gel de printemps. « Si le temps continue à se réchauffer, la végétation va redémarrer trop vite. En règle générale, nous préférons avoir un hiver froid, le frais repose la vigne », témoigne Imelda, viticultrice à Pont Saint-Martin.
Le beau temps est au moins prévu jusqu’à vendredi prochain. Espérons alors ces prévisions ne tombent pas à l’eau…

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