Le bilan sanitaire d’élevage. Analyser et adapter votre gestion sanitaire

Chritophe LE MAUX, Marien BATAILLE & Dr Didier GUERIN

Votre bilan sanitaire d’élevage (BSE) prérempli : En ce début de campagne, nous vous transmettons votre BSE prérempli actualisé pour la période du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015. Il vous apporte des informations sur le descriptif de votre élevage, vos éléments de reproduction et vos données sanitaires.   

Le BSE prérempli pour améliorer la prévention dans votre élevage

Le bilan sanitaire d’élevage. Analyser et adapter votre gestion sanitaire

Une enquête auprès de 200 élevages allaitants indique que 75 % des éleveurs affirment que le BSE n’est ni une perte de temps ni une perte d’argent, qu’il contribue à améliorer la prévention dans leur élevage lorsqu’une attention suffisante est portée par le couple vétérinaire/éleveur avec une écoute par le vétérinaire des besoins spécifiques de l’éleveur.

Un exemple pour illustrer

En relation avec votre vétérinaire, GDS Creuse peut intervenir pour une visite d’élevage pour les cas particuliers ou particulièrement importants à la demande de l’éleveur et/ou du vétérinaire. Dans ce contexte, avec le vétérinaire traitant, une visite s’est déroulée au cours de l’hiver 2014/2015 dans un élevage confronté à une épidémie de diarrhées néonatales.

Un déséquilibre identifiable à la lecture des données fournies par le BSE prérempli

Cet élevage a connu au cours des 3 dernières années des changements (nouvel associé, augmentation des naissances, modifications dans la gestion alimentaire et la conduite d’élevage…). Un déséquilibre s’est progressivement installé comme le montre la lecture des données fournies par le BSE prérempli : dégradation des performances de reproduction et du taux de mortalité veau avec dépassement des niveaux d’alerte. La visite d’élevage basée sur l’étude des 5 domaines de risque (alimentation, relation mère-veau, gestion du troupeau, logement et statut immunitaire) a permis de mettre en évidence des facteurs de déséquilibres engendrés par les changements intervenus. Ces facteurs identifiés étaient peu nombreux et assez simples à corriger : remettre l’apport de sel ; comme auparavant, ne pas se servir des box à veaux comme zones de vêlages ; de nouveau être attentif à l’allotement des vaches… Une attention particulière lors de la lecture du BSE prérempli aurait permis d’identifier l’alerte et d’anticiper l’épisode pathologique.

 

 

 

La maîtrise préventive des risques sanitaires devient chaque jour plus essentielle. Au delà des contraintes réglementaires, le BSE permet une analyse annuelle de la situation sanitaire de votre cheptel et une adaptation de votre plan d’intervention. Cela demande une recherche approfondie des éléments de déséquilibre au sein de votre élevage.

Une valorisation de vos données pour optimiser l’analyse

Le BSE prérempli fournit une synthèse des données que vous enregistrez dans le cadre de vos obligations réglementaires et permet une meilleure analyse. Il intègre :

  • Vos données d’identification (source : Service Elevage de la Chambre d’Agriculture) qui permettent d’illustrer les mouvements, mortalités, résultats de reproduction...
  • Vos données que nous enregistrons en matière de suivi des maladies soumises à prophylaxies de cheptel ou d’introduction et/ou des dépistages ponctuels.
  • Vos bilans des pathologies à renseigner à partir de votre carnet sanitaire.

Connaître la productivité numérique de votre troupeau et vous situer par rapport aux critères d’alerte

Une reproduction efficace, c’est un meilleur revenu et une illustration de l’équilibre sanitaire de son cheptel. La 1ère étape du concept « Le sanitaire … j’adhère ! » passe par un bilan reproduction et sanitaire de votre troupeau pour connaître sa productivité numérique et le niveau d’équilibre ou de déséquilibre. La productivité numérique est primordiale à connaître à deux titres. D’une part, elle impacte l’EBE : plus ou moins 5 % de productivité numérique influencent davantage l’EBE qu’une augmentation de 20 % du coût du carburant ou du prix des aliments et des engrais. D’autre part, elle illustre l’équilibre sanitaire de votre élevage. Une bonne productivité numérique signe une zone favorable d’équilibre sanitaire. A l’inverse, une dégradation doit constituer un critère d’alerte à investiguer. Avec ce document, vous pouvez identifier les points forts et à améliorer en matière de résultats de reproduction. A partir des données sanitaires issues de votre carnet sanitaire, vous pouvez situer votre élevage (situation favorable, dégradée ou très dégradée) pour les différentes pathologies rencontrées par catégorie d’animaux.

Elément de base pour la réalisation du BSE annuel avec votre vétérinaire traitant …

La prescription des médicaments vétérinaires est possible, d’une part, après réalisation d’un examen clinique systématique des animaux par le vétérinaire avant chaque prescription et, d’autre part, sans examen clinique systématique, dans le cadre du suivi sanitaire permanent qui est à la charge de l’éleveur. Dans le cas des groupements agréés, la mise en œuvre du programme sanitaire d’élevage (PSE) et les conditions permettant la prescription des médicaments vétérinaires dans ce cadre sont soumis à des règles qui leur sont propres. Lorsqu’une attention suffisante est portée par le couple vétérinaire/éleveur, le BSE contribue à améliorer la prévention dans l’élevage. Toute fourniture à votre vétérinaire du BSE prérempli peut intervenir avec votre autorisation. Nous vous invitons donc à échanger avec votre vétérinaire pour optimiser l’utilisation de votre BSE prérempli.

… accompagné du protocole de soins pour bénéficier de la prescription hors examen clinique …

Dans la continuité du BSE, votre vétérinaire rédige un protocole de soins. Ce plan de prévention et de lutte concerté avec vous intègre, d’abord, les mesures sanitaires puis les mesures médicales (antiparasitaires, vaccination, traitements curatifs…). Ce protocole définit la liste des pathologies rencontrées dans votre élevage pour lesquelles une prescription sans examen clinique est possible. Votre vétérinaire indique les modalités et précautions à respecter pour la mise en œuvre des traitements. Au cours de l’année, en fonction des besoins, il prescrit des médicaments et rédige une ordonnance. Pour chaque pathologie, il fixe des critères d’alerte au-delà desquels sa visite sera nécessaire pour vous sensibiliser sur les risques de voir une situation sanitaire dégénérée et adapter le protocole de soins. Il s’assurera de la mise en œuvre en réalisant au moins une visite de suivi par an.

 

 

 

Le bilan sanitaire d’élevage. Analyser et adapter votre gestion sanitaire

… sans oublier la « boîte à outils GDS Creuse » pour vous accompagner dans le concept « Le sanitaire … j’adhère ! »

Afin de faciliter la gestion sanitaire de votre troupeau et de renforcer notre coopération pour un troupeau sain, sur et rentable, en collaboration avec les vétérinaires, nous avons développé un panel de dispositifs. Nous adaptons notre action et continuerons à la faire progresser en fonction des évolutions des cheptels, de leur environnement et de vos besoins, tout en conservant les bases fondamentales de la lutte sanitaire collective, indispensables pour sa réussite.

Un suivi sanitaire cohérent et annualisé avec un soutien de GDS Creuse

Au-delà des contraintes réglementaires réelles, ces évolutions permettent un bilan sanitaire et des conseils sur les bonnes pratiques générales appuyé sur la visite obligatoire payée par l’Etat. Afin de renforcer notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable, nous mettons à disposition notre panel d’outils d’accompagnement et d’aide en collaboration avec vos vétérinaires. Pour tout renseignement complémentaire, contactez votre vétérinaire ou GDS Creuse.

 

 

 

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