Le bio « made in France » a la cote

Anne Sophie LESAGE

Le bio « made in France » a la cote

Ce mercredi à Paris se tenait la conférence de l’Agence Bio. L’occasion de faire un point sur l’évolution du bio en France, en Europe et de revenir sur le plan ambition bio 2017.

Le bio innovant encouragé

L’Agence Bio en partenariat avec le Crédit Agricole, organise les trophées de l’excellence bio, afin d’encourager les actions innovantes et exemplaires réalisées par les producteurs, transformateurs et distributeurs bio ; qu’elles soient d’ordre technique, commercial, environnemental ou social. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 16 décembre 2013. Un prix de 5 000 euros sera décerné au projet le plus innovant. ( Consulter le règlement du concours)

L’agriculture biologique ne cesse de gagner du terrain. La barre des 25.000 producteurs français de produits bio a été franchie au premier semestre 2013. Les surfaces agricoles certifiées bio quant à elles, devraient augmenter de 12% durant l’année en cours, selon l’Agence bio. La France importait 25% de ses produits bio en 2012, un chiffre qui diminue en 2013.

Mais ce n’est pas la seule avancée, les produits biologiques « made in France » tiennent également bonne place en Europe. Médaille d’argent derrière l’Allemagne, la France a exporté en 2012, pour 309 millions d’euros de produits issus de l’agriculture biologique vers l’Union Européenne, grâce à ses 1 150 entreprises exportatrices. C’est sans surprise le vin bio français qui est le plus exporté ; il représente 58% des commandes. La France comptabilise à elle seule, 10% des surfaces de culture bio d’Europe.

4,5 milliards d’euros en 2013

Le marché du bio s’est multiplié par deux en 5 ans. Selon l’Agence, le marché des produits bio devrait atteindre les 4,5 milliards d’euros en 2013 avec une évolution de + 7% en magasins spécialisés et + 5% pour les produits bio à poids fixe en GMS. La vente directe est également en progression significative et plus d’un producteur bio sur deux déclare la pratiquer. Le bio continue en parallèle son développement en restauration collective ainsi que dans la restauration commerciale. Un français sur deux souhaite consommer au restaurant, des produits issus de l’agriculture biologique.

Multiplier les surfaces par deux d’ici 2017

Le bio confirme sa croissance en France et se lance dans une nouvelle étape de développement dans la dynamique du plan ministériel ambition bio 2017.  Celui-ci vise la multiplication par 2 des surfaces de culture bio d’ici 2017. (Consulter le programme ambition bio 2017)  « Il n’y a pas d’échec lorsqu’on se converti au bio » rappelle François Thiery, vice-président de l’Agence Bio. Les baisses constatées sont rares mais concernent les diminutions d’exploitation ou des cessations d’activité dans le cadre d’une transmission d’exploitation. L’agence bio émet un souhait pour l’avenir, pouvoir encadrer ces transmissions afin d’empêcher la sortie du bio qui serait une régression en matière d’agriculture durable.

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