Le chiffre d’affaires des industries agroalimentaires augmente de 5 % en 2013

Crédit Agricole SA

Le chiffre d’affaires des industries agroalimentaires augmente de 5 % en 2013

Le chiffre d’affaires des IAA augmente de 5 % en 2013, reflet de la fermeté des prix agricoles : la filière Métiers du Grain compte pour moitié dans cette progression. Des perturbations climatiques ont également soutenu les prix dans les filières Fruits & Légumes et Vins, le prix du lait s’est revalorisé (forte demande mondiale).

Alors que le développement du marché français repose essentiellement sur l’effet-prix, la dynamique à l’international s’est ralentie en 2013 : le pourcentage du CA à l’international perd 0,6 point, après plusieurs années de progression continue. Cela met en évidence le recul de la filière Vins, qui s’explique essentiellement par des facteurs conjoncturels - des volumes réduits en Bordeaux et des décisions politiques des autorités chinoises.

En 2013, les marges des IAA n’ont pas suivi l’évolution du chiffre d’affaires : le tassement des taux de marge brute et de valeur ajoutée s’est poursuivi dans la quasi-totalité des métiers. En 3 ans, le taux de valeur ajoutée a perdu 1 point.

La modération des coûts de personnel (incluant le CICE) et des frais financiers (majoritairement liés au financement du stockage, notamment en Grain et Vins) aboutit à une évolution positive de la capacité d’autofinancement (+ 1,5 %). Cela étant, on constate un effritement lent mais continu de la rentabilité des IAA : le taux CAF/CA perd 0,1 chaque année.

En 2013, les filières IAA ont ralenti leurs investissements : les immobilisations corporelles ont augmenté de 2,5 % (vs 6 % en 2012), et le taux d’amortissement de l’outil de production s’est légèrement détérioré. Quelques métiers - Champagne, Lait - maintiennent des politiques volontaristes. La plupart des IAA disposent d’une structure financière correcte qui leur permet de faire face aux exigences de leur métier (notamment le stockage) : le ratio moyen de capitalisation (Fonds propres/bilan) s’élève à 41,5 %.

Du fait de la faiblesse des investissements et d’un besoin en fonds de  roulement en amélioration, l’endettement bancaire reste raisonnable (30 % du total bilan) et correspond à 3,5 années d’EBITDA. A l’exception des Viandes et F&L, le risque financier des IAA s’est amélioré : le nombre d’entreprises en pertes et leurs déficits cumulés baissent et 11 % seulement des entreprises présentent un « risque fort ».

Pour plus d'informations  : se reporter au magazine en pièce jointe.

Lire aussi :

Filière Viande : 2013, une année de répit

La Filière Lait préserve ses équilibres financiers 

Filière Vin : la fermeté des prix soutient le chiffre d'affaires

Source L'Observatoire financier des Entrerpises Agroalimentaires (nov 2014)

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