Le collectif : une force pour le sanitaire

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

La dernière assemblée générale à la salle Edgard Pisani met en lumière son rapport d’activité et les différents projets à venir en Haute-Marne.

Le public est resté attentif face à l’omniprésence des maladies dans le département.

Un budget équilibré

Amaury Raclot, le président du GDS 52 est attentif au soutien qu’apporte le Conseil Général. Ce dernier donne la moitié des 200 000 euros d’aides aux éleveurs, l’autre moitié provient du fruit de la mutualisation. « Cependant, le Conseil Général prévoit une baisse de 10 %, nous allons en discuter pour l’éviter, c’est ce qui permet de maintenir le sanitaire dans le département » déclare le président.

La trésorerie reste identique à l’année dernière. Les produits d’exploitation sont en augmentation de 5 %. Les cotisations des adhérents représentent 322 360 euros, soit 63 % du chiffre d’affaires. Par rapport à l’année dernière, elles ont augmenté de 8 877 euros grâce au nombre croissant d’adhérents. Les charges sont de 649 883 euros (+ 4,5 %), constituées pour la moitié des frais de personnel. Le GDS redistribue aux éleveurs 200 000 euros sous forme d’aides diverses. Pour l’année 2013/2014, la cotisation de base par bovin est de 2, 15 euros HT pour les adhérents, 0, 41 cts HT pour la Caisse Coup Dur (CDD). Pour les non- adhérents, la prestation ASDA  coûte 1, 45 euros par bovin, les frais de gestion IBR s’élèvent à 175 euros (+1, 80 euros HT par bovin) et 175 euros pour la certification varron. L’agriculteur qui souhaite ces qualifications a donc tout intêret à adhérer (cf tableau ci dessous). La cotisation pour le Fonds de Mutualisation Sanitaire (FMS) est de 10 cts et de 5 cts pour la Caisse de Solidarité Santé Animale (CSSA), que l’on soit adhérent ou non.

Maladies omniprésentes, surveillance accentuée

La certification IBR progresse en Haute-Marne. L’année dernière 62 % des cheptels étaient certifiés. Il n’est pas possible pour autant d’accorder de dérogation à l’introduction puisqu’il reste dans le département trop de cheptels non certifiés. Généralement, la porte d’entrée du virus est l’introduction, des vaccinations plus ou moins bien gérées ou le voisinage. C’est pour cette raison que le GDS souhaite agir sur le terrain, auprès des éleveurs pour les sensibiliser à éliminer les animaux à risques et ainsi diminuer la circulation virale. 

La paratuberculose est omniprésente sur l’ensemble du département et cause d’énormes dégâts économiques et techniques. Le GDS conseille de contrôler et de dépister tous les animaux reproducteurs de plus de 24 mois qui rentrent sur l’exploitation. Le plan Para tuberculose dure généralement longtemps, l’éleveur doit bien comprendre la maladie pour enrayer sa circulation. 

La BVD est une maladie également très présente dans le département et elle génère des incidences économiques relativement importantes sur les exploitations. Il est fortement conseillé de dépister tous les reproducteurs (ou futurs reproducteurs) qui sont introduits dans l’exploitation.

Le GDS met en place de la prévention par le dépistage sentinelle, 465 cheptels ont été contrôlés et la moitié a une circulation virale en 2013, ces troupeaux sont à surveiller mais ne représentent pas forcément des cas cliniques. A l’inverse, 40 % sont négatifs, ils sont donc potentiellement plus à risque que les autres, d’où l’intérêt de la surveillance. La présence du technicien du GDS, de l’éleveur et du vétérinaire est utile dans l’analyse des résultats. « La prévention coûte moins cher que la guérison » affirme Amaury Raclot. Le GDS souhaite sensibiliser les éleveurs à mettre en place un dépistage précoce avec la boucle auriculaire, mais ceux qui vaccinent leur cheptel ne sont pas concernés. Le but des deux protocoles étant de limiter la circulation virale.

Le GDS participe à hauteur de 2 euros par analyse, ce qui revient à un total de 5,35 euros par bovin (avec la boucle) pour détecter s’il est IPI. Pour un cas clinique, le coût peut atteindre 80 euros par bovin.

Les projets sanitaires

Ovins. Le GDS souhaite s’impliquer davantage dans la section ovine, l’année dernière, 49 éleveurs y ont adhéré, soit 3 004 ovins. Amaury Raclot a pour projet de mobiliser les éleveurs d’ovins avec le partenariat de la FDSEA, il va présenter  un panel de propositions au président de la section ovine.

IBR. La France ne s’est pas encore positionnée dans la gestion de l’IBR, il y a  plusieurs façons de lutter contre la maladie.  

Le GDS propose un renforcement du dispositif qui passe par un dépistage précoce du bovin, à trois mois plutôt qu’à douze. Il préconise également une restriction de mouvements des animaux positifs (pas de vente en élevage et limiter les contacts pendant le transport), il conseille d’agir au niveau des rassemblements et d’être vigilant sur les dates de vaccin.

BVD. La zone Eurosanitaire (17 départements dont la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne) a la volonté de limiter la circulation virale pour 2015. Deux choix sont possibles, le contrôle à l’introduction obligatoire (PCR Inter troupeaux) ou le contrôle à la naissance obligatoire (boucles). 

Pour réussir le pari sur la BVD, les départements doivent s’appuyer sur la région pour mettre en œuvre un programme collectif. 

Le Programme Collectif Volontaire (PCV) doit répondre à une demande commune et harmonisée. La région Champagne-Ardenne souhaite mettre en œuvre le contrôle à l’introduction en PCR Inter troupeaux en 2015. Une PCR coûte 6,50 euros, le laboratoire est un partenaire incontournable pour minimiser les prix.

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