Le combat continue

Delphine Barrel

Une semaine après la mobilisation nationale organisée à l’appel de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs à Paris, la FNSEA 44 et JA44 maintiennent la pression auprès des pouvoirs publics. Les deux syndicats ont rencontré lundi le Préfet de Loire-Atlantique pour exiger des actes concrets et le respect des règles du jeu.

«L’élevage est mis à mal par l’augmentation des charges. Il est urgent que les éleveurs puissent pouvoir répercuter la hausse de leurs coûts de production, et en particulier la flambée des prix de l’alimentation animale, dans l’élaboration des prix », a rappelé Alain Bernier, président de la FNSEA 44, lors d’une rencontre avec le préfet de Loire-Atlantique, lundi dernier. « C’est une priorité absolue qui implique et les transformateurs et les enseignes de la grande distribution ».

Loi de consommation

Pour les représentants syndicaux, la future loi de consommation, actuellement en discussion, doit inscrire une clause obligatoire de révision des contrats entre les distributeurs et leurs fournisseurs afin de prendre en compte les évolutions des coûts de production. « L’état doit également faire respecter les accords du 3 mai 2011 puisque tous les indicateurs sont au rouge ! »
Concernant l’étiquetage, Christophe Labour, secrétaire général de la FNSEA 44, a rappelé les attentes de la profession vis-à-vis de la loi de consommation : « La France doit se donner les moyens de ses ambitions et se doit de revendiquer un étiquetage obligatoire de l’origine sur les produits bruts comme pour les matières premières agricoles ».
Pour François Guyot, président de JA 44, la valorisation des produits français constitue une vraie solution stratégique pour l’élevage et un appui pour reconquérir le marché intérieur alors même que les consommateurs sont demandeurs de produits français. « Mais les projets de loi doivent aussi mettre un frein à l’empilement des contraintes réglementaires et à la surenchère des normes environnementales qui mettent à mal nos exploitations ».

Pour une PAC qui redonne des perspectives

La Commission européenne a rendu ses conclusions pour la PAC 2014-2020. La balle est maintenant dans le camp des états membres et donc de la France.
« La future PAC devra accompagner les efforts des éleveurs, et afficher une réelle ambition pour l’élevage et une réelle politique économique pour les filières. La convergence interne devra être soutenable pour tous, nous y serons vigilants », insiste Alain Bernier.

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