Le gouvernement donne un coup de pouce aux protéines végétales

Le gouvernement donne un coup de pouce aux  protéines végétales
60% du soja utilisé en alimentation aniamle est importé (DR)

Vertueuses pour le sol et nécessaires à l'autonomie des élevages, les cultures riches en protéines végétales vont recevoir un coup de pouce avec un plan dédié présenté mardi par le ministère de l'Agriculture.

Le "plan protéines végétales pour la France 2014-2020" doit permettre au pays de répondre à la demande mondiale toujours croissante en produits carnés, en garantissant aux élevages la fourniture d'une alimentation riche, pour l'heure dominée à 60% par le soja d'importation, a expliqué le ministre Stéphane Le Foll.

Annoncé par le président François Hollande et le ministre depuis 2013, conjointement avec la réforme de la Politique agricole commune (PAC) qui entre en vigueur en 2015, le Plan protéines s'adosse fortement à la PAC en garantissant un soutien aux agriculteurs qui opteront pour ces cultures moins bien valorisées sur le marché que les céréales par exemple.

49 millions d'euros pour la production de protéagineux

Il prévoit ainsi une enveloppe totale de 49 millions d'euros d'encouragement aux cultures, dont 35 pour stimuler les protéagineux (pois, lupin et féverole), 6 millions pour le soja et 8 millions pour les légumineuses fourragères (luzerne, trèfle sainfoin...).

Les agriculteurs qui se lanceront dans l'une de ces cultures pourront aussi bénéficier des "paiements verts" prévus par la PAC et correspondant aux "surfaces d'intérêt écologiques" (SIE), car les légumineuses sont naturellement riches en azote et diminuent d'autant l'apport d'engrais.

Dans le cadre de son "verdissement", la nouvelle PAC encourage de plus la diversité: ainsi, toute exploitation de plus de 3 hectares devra disposer d'au moins trois cultures dont la première ne pourra dépasser 70% des surfaces et les deux premières 95%.

Les grandes exploitations en monoculture devront donc en introduire de nouvelles, "ce qui pourra bénéficier au soja et aux protéagineux", espère le ministre.

98 millions pour l’autonomie fourragère

Par ailleurs, 98 millions d'euros permettront "d'inciter" les exploitations d'élevage à cultiver leurs propres légumineuses fourragères, qui seront introduites dans l'alimentation animale "soit pures soit en mélange": "cette aide sera encadrée et variera entre 100 et 150 euros/ha".

Enfin, l’État prévoit "d'accompagner les investissements" dans les exploitations qui viseront à augmenter la production de protéines.

Stéphane  le Foll se dit aussi conscient de la nécessité de "sécuriser les débouchés", en nutrition animale par exemple, en "associant plus étroitement la production et la transformation". Une exigence qui doit profiter aussi à la filière "bio" puisque celle-ci doit progressivement passer à une alimentation animale 100% biologique des monogastriques - porcs ou volailles, pour la chair et les oeufs - contre 95% actuellement.

L'objectif correspond aussi à celui du plan "Ambition bio 2017" qui prévoit de doubler les surfaces cultivées en bio d'ici 2017.

 

Source Ministère et AFP

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Commentaires 6

youpi

je ne comprend votre reticence au soja ogm bresilien , la france a signé un excellent accord avec le bresil , on a failli vendre 2 rafale et en echange on a acheté du soja ogm pour les 200 années a venir
en plus tout ca m'a l'air politiquement coherent , on essaie d'astourbir , de contraindre , d'esclavagiser le paysan derriere des normes administrative , sociale , sanitaire et environnementale, et pendant ce temps là on importe massivement des ogm interdit en france , du bio au suivi plus que douteux , des legumes avec des pesticides interdit depuis belle lurette , des vaches de pays qui n'en ont que faire du bien etre animal des normes antibio
dans mon esprit si tu imposes a tes agriculteurs de tres hautes normes sanitaire envirronementale, alors tu leur garanti des prix elevés , et tu les proteges de ceux qui souhaitent
ce gouvernement se veut le chevalier vert de l'environnement, mais en realité il fait de la politique il s'en carre completement , il fait du green washing sur le dos des paysans ( il oublie tous les autres secteurs primaires , et aussi les problemes d'antibio dans l'eau deversé par les hopitaux sans traitement ) et en meme temps il fait venir des produits de 3000 km ou plus , sans doute que ces camions ne polluent pas ..... et sans doute aussi que polluer ailleurs est moins grave ...nous produisons le petrole des humains et on doit vivre la tete juste hors de l'eau , pour que des imbeciles comme nous continues de travailler a 2euros de l'heure pour nourrir les gens a bas cout , l'agriculteur demeurera un bon serf

@lechevre

tu oublies que dans bon nombre de terre , je parles d'argile a silex , de terres hydromorphes, , d'argiles lourde c'est plus compliqué , voir impossible sans prendre une bonne pilule
ensuite si on enlevait les primes , et bien ca favoriserait l'implantation de legumineuses là ou les terres permettent de tres bon rendement , ceux qui se prennent une claque systematiquement n'en feront , de touts façon le systeme favorise quelque soit la solution choisie les meilleures terres.
ensuite est ce que les industriels joueront le jeu en payant plus cher , evidemment que non ils importeront un peu plus car rien ne s'effondrera

lachevrevache

mais comment est il encore possible qu'il y aie des fermes laitières qui achètent du concentré alors qu'on a toujours eu tout ce qu'il fallait pour le produire? Evidemment, pour les hors sol ,c'est différent; Enfin, c'est bien quand le bon sens prend les rênes... Dommage qu'il faille encore un système de primes pour convaincre les exploitants. Ca fait que le contribuable, même s'il ne consomme pas les produits en questions ou les produits qui en sont issus, les paye tout de même. Si on arrêtait les primes, est-ce que ça n'obligerait pas les industriels aval à payer le juste prix à l'exploitant, sinon tout s'effondrerait? Comment se passent les discussions entre les "pouvoirs" publics et les industriels? C'est là qu'on voit qui commande l'économie...

Ricodu28

La partie diversification a plutôt l'air d'être mentionnée pour contrer la monoculture qui quelle que soit la région est de toute façon à proscrire.

Quand au soja ogm importé, vu que les echanges sont mondiaux et que chaque pays essaie toujours de caser un peu de tous ces produits chez le voisin ça promet d être assez compliqué en l etat actuel des choses!

ouimais.

ok pour les proteines en europe ... mais faudra un jour regler le fait qu'on importe du soja ogm ( qui deviendra de plus en plus performant ) et qu'on s'interdit d'en produire...
Quant a la diversité des cultures c'est tres "poltique" , plutot que basé sur un problème quelconque : il y a des régions ou le mais est l'évidence meme et ça ne pollue pas plus que tout autre culture...

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