Le gouvernement remet en cause l'étude sur le maïs et veut la remise à plat du dispositif européen des OGM

Le gouvernement remet en cause l'étude sur le maïs et veut la remise à plat du dispositif européen des OGM

Le gouvernement souhaite une "remise à plat du dispositif européen d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides", a annoncé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

"Le Premier ministre a demandé au ministre de l'Agriculture, à la ministre de l'Ecologie et au ministre délégué chargé de la Consommation de porter au niveau européen la demande du gouvernement d'une remise à plat du dispositif communautaire d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides", indique le ministère dans un communiqué.

Cependant, rappelle-t-il, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et le Haut conseil des biotechnologies (HCB), qui viennent de publier leurs avis, ont estimé que l'étude du Pr Gilles-Eric Séralini sur le maïs transgénique NK603 et l'herbicide Round-up "n'est pas de nature à remettre en cause les précédentes évaluations".

"Sur cette base, il n'y a donc pas lieu de revenir sur les autorisations accordées au maïs NK603 et à l'herbicide Round-up", poursuit le ministère.

En revanche, "le gouvernement retient la proposition formulée par l'Anses de renforcer les études sur les effets à long terme de la consommation des OGM et des pesticides, qui doivent intégrer ces thèmes au niveau national et communautaire", ajoute le ministère.

"Dans ce contexte, la détermination du gouvernement pour maintenir le moratoire en France des OGM autorisés à la culture dans l'Union européenne est réaffirmée", poursuit-il.

La France avait déclenché une clause de sauvegarde suspendant la culture du maïs transgénique sur son sol en 2008. Cette clause, invalidée en septembre 2011 par la Cour européenne de justice, a été représentée au printemps 2012.

Le Pr Séralini, biologiste de l'université de Caen, estime que ses travaux, d'une durée inhabituelle de deux ans, ont montré un risque accru de tumeurs mammaires et d'atteintes hépato-rénales pour les rats nourris avec le maïs NK603 de la firme Monsanto, associé ou pas au Round-up.

Source AFP

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