Le plan loup suspendu

Le plan loup suspendu
Depuis sa réinsertion en milieu naturel dans les années 1990, le loup est problématique pour les éleveurs.

La semaine dernière, le tribunal de Nice a suspendu la mesure du « plan loup » qui autorisait de tuer 24 loups par an. Le tribunal a jugé, à la demande des écologistes, que cette mesure n’était pas assez encadrée.

5848 bêtes ont été tuées par les loups en 2012. De quoi faire enrager les éleveurs qui ont vu les attaques de leurs troupeaux se multiplier. Pourtant ceux-ci pensaient avoir trouvé un accord avec les écologistes lors de la mise en place du « plan loup » par le gouvernement, qui autorisait le passage de 11 à 24 loups maximum tués par ans ; soit 10% de la population totale.

Le loup étant une espèce protégée, abattre ces animaux est toujours problématique et doit être très encadré. Après que l’autorisation des chasseurs de tuer le prédateur ait été suspendue,  les autres options envisagées par le plan loup 2013-2017 sont beaucoup plus couteuses.

Un plan loup "inadapté"

La méthode des « tirs de défense renforcés » avait été proposée afin d’éduquer le loup ; lui faire comprendre qu’il prend des risques à s’approcher des troupeaux. Or, « on voit les limites » de cette méthode, admet M. Castaner, député des Alpes de Haute-Provence. « Le loup est un animal malin, super mobile. On met en place le tir de défense renforcée à proximité du troupeau, deux heures après il est ailleurs, et le lendemain, l'attaque se produit à trois kilomètres de là », explique le député.

L'autre grande option reste le « tir de prélèvement », opération lourde et « extrêmement coûteuse » selon M. Castaner, qui mobilise une compagnie de louveterie ou des fonctionnaires de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONFCS) pendant plusieurs jours, à la recherche d'une meute, et qui finit par tuer un loup sans lien avec une attaque.

Les éleveurs dénoncent un plan loup "inadapté". Ils réclament que les tirs de défense soient autorisés au cœur des parcs naturels nationaux ou encore qu’une régulation par meute soit établie. Les éleveurs signalent qu’être éleveur est devenu un stress quotidien, que le troupeau en pâti directement. La fédération régionale des syndicats des exploitants agricole de la région PACA dénonce, en plus de la perte directe sur le troupeau, une perte de prolificité et des retards de croissance.

Un ras le bol des éleveurs

Depuis sa réinsertion en milieu naturel dans les années 1990, le loup est problématique pour les éleveurs qui déplorent de nombreux dégâts. La FNO fédération nationale ovine, la fdsea06 et les Jeunes Agriculteurs 06 appellent à manifester le jeudi 10 octobre devant le tribunal de Nice, pour soutenir Didier Trigance lors de son procès, suite à une altercation avec un agent du parc du Mercantour durant l’été 2012.

Le syndicat précise que « ce rassemblement pacifique vise à témoigner notre solidarité et à espérer ensemble que ne soit pas sanctionné en exemple, un geste que tout le monde regrette, lié à l’exaspération, l’épuisement physique et moral d’un éleveur sous la pression permanente de la prédation du loup. »

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 1

damien36

Puisque les "écologistes" ne veulent pas qu'on les loups qui attaquent les troupeaux, on peut leur proposer de garder les troupeaux de moutons. On verra au bout d'une semaine s'ils sont toujours d'accord.
Je mets écologiste entre guillemets car (bien que je me considère écolo) je les trouve vraiment par très intelligents de privilégier des animaux sauvages à des hommes qui ne veulent que travailler sans faire de bruit!

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier