Le prix du bois et des forêts françaises à la hausse

Le prix du bois et des forêts françaises à la hausse

Le prix des forêts françaises a légèrement augmenté en 2013, malgré une nette baisse des ventes de grandes forêts, dans un secteur qui se financiarise de plus en plus, selon l'indicateur annuel du marché des forêts.

Le prix de l'hectare de forêt a gagné 1,6% en 2013, après un léger repli en 2012, une hausse qui s'inscrit "dans un contexte d'amélioration relative de la filière bois française qui voit le prix du bois augmenter de 10,4%", soulignent dans un communiqué la Fédération nationale des Safer (FNSafer), organismes chargés de l'aménagement de l'espace rural, et la Société forestière de la Caisse des dépôts.

Le prix moyen s'établit à 3.990 euros l'hectare, mais peut aller de 600 à 11.000 euros/ha en fonction du type de bien. Les forêts les plus chères se trouvent dans la moitié nord du pays, en particulier en Sologne, Champagne et Bourgogne. Les forêts d'Aquitaine, les moins onéreuses, ont souffert de la tempête Klaus en 2009. "L'évolution du prix des forêts est guidée structurellement par deux facteurs : le prix du bois et le prix des terres agricoles", explique le rapport.

« Sur les quinze dernières années, le prix de l'hectare de forêt a progressé de 46%", selon Robert Levesque de Terres d'Europe-Scafr, bureau d'étude de la FNSafer. Le nombre de transactions augmente lui aussi légèrement, de 1,8%, soutenu par "la progression régulière des ventes de petites surfaces" forestières (celles comprises entre 1 et 10 ha).

En revanche, le nombre de ventes de grandes forêts de plus de 100 ha a chuté de 30%. "Les propriétaires, accordant une valeur refuge à leurs forêts, préfèrent conserver leurs biens dans l'attente d'un contexte plus favorable", selon le communiqué.

Si les personnes physiques, notamment les agriculteurs, demeurent les plus actives sur le marché, la part des surfaces acquises par les personnes morales a augmenté ces dernières années, note le rapport. Elle est passée en 2013 à 41%, contre 31% en 2005, avec des acteurs publics, mais aussi "de plus en plus d'institutions financières, banques et assurances", selon M. Levesque.

 

Source d'après AFP

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Commentaires 1

tournesol

sur les ouvrages déclarés d'utilité publique, les mesures compensatoires obligatoires conduisent à faire disparaître de la forêt privée localisée sous les futurs ouvrages au profit de surfaces de compensation souvent multipliées par deux ou trois (nouvelles plantations prises sur des surfaces précédemment agricoles) et possédées par les maitres d'ouvrage. Quant à l'objectif de production forestière sur ces nouvelles surfaces, cela ne semble pas "politiquement correct" d'en envisager un !

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