Le rendez-vous des éleveurs

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200 terrains de tennis ! Avec ses 39 000 m2 de surface, il faut être bien équipé pour faire le tour du Salon de l’agriculture. À noter que, cette année, les animaux ont retrouvé le hall 1.
200 terrains de tennis ! Avec ses 39 000 m2 de surface, il faut être bien équipé pour faire le tour du Salon de l’agriculture. À noter que, cette année, les animaux ont retrouvé le hall 1.

Il vous reste encore quelques jours pour monter au Salon de l’agriculture qui se tient, à Paris, jusqu’à dimanche. Vous croiserez, à coup sûr, les éleveurs ligériens.

Au Salon de l’agriculture, il y a des visiteurs – plus de 700 000 en 2014, des exposants et des éleveurs. Ces derniers peuvent amener des bêtes afin de les présenter au grand public ; et d’autres transportent leurs animaux à Paris pour participer au Concours général agricole. C’est justement le cas des Frères Héas de Ligné. Depuis plus de 40 ans, ils participent au concours national du Mouton vendéen. Une passion de père en fils. « Nous avons présenté trois agnelles et trois béliers cette année. Pour nous, le salon c’est un rendez-vous », témoigne Sébastien Héas. Un rendez-vous avec le public, certes ; mais aussi un rendez-vous professionnel. « Nous rencontrons beaucoup de monde au niveau national et international. Ce concours nous ouvre des portes commercialement parlant. » Nouveauté aussi cette année, la race Mouton vendéen avait son stand dans la hall 1. Une fierté pour les éleveurs qui se préparent pour le salon depuis longtemps maintenant. « Nos animaux sont en préparation depuis trois mois déjà. J’avais sélectionné 8 agnelles et au final, je suis venu avec trois. » Depuis le temps, Sébastien a le coup d’œil. Il sait, il sent quel animal va faire la différence. « On recherche surtout un animal homogène, du développement et de la qualité maternelle. » Même tête, même couleur de pattes, rien n’est épargné car n’oublions pas que c’est un concours national et pour l’éleveur c’est ça qui fait la différence avec les autres concours. Les ovins de Sébastien restent encore au Salon jusqu’à dimanche et ensuite retour dans l’exploitation familiale. « Un repos mérité », sourit l’éleveur qui rentre avec de belles récompenses.

Montrer la réalité

Côté bovin, les éleveurs aussi étaient présents. Races normande, rouge des prés, blonde d’Aquitaine, pie rouge des plaines et Prim’holstein (lire en page 4). Justement Alexandre Caillon, 25 ans et éleveur de Prim’holstein à Campbon, vient au salon pour le concours et pour l’ambiance. Cette année, il emmenait sa vache Udelac Laure âgée d’une douzaine d’années. « C’était presque la plus veille. Seulement deux vaches étaient plus âgées. », note l’éleveur. Fille de Stormatic, cette vache a collecté 92 567 kilos de lait total en 6 lactations. Pour Alexandre, au salon, « les gens sont curieux et parfois critiques. Venir au salon, échanger avec eux, c’est l’occasion de transmettre et de communiquer sur ce qui se passe vraiment dans les exploitations. C’est important de montrer la réalité pour casser les préjugées. »
Pour les éleveurs ligériens, cette fin de semaine sera encore rythmée par des concours, blonde d’Aquitaine, charolais, etc. L’occasion de profiter encore de chaque instant avant de repartir dans les exploitations. Pour beaucoup ce n’est pas un adieu, juste un au revoir.

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