Le soutien public à l’agriculture en baisse depuis 2 ans (OCDE)

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Le soutien public à l’agriculture en baisse depuis 2 ans (OCDE)

Le soutien public dont bénéficie l’agriculture dans les pays membres* de l’OCDE a continué de baisser en 2013, mais il est toujours dispensé en grande partie sous des formes « qui créent des distorsions sur les marchés », estime le dernier rapport de l’OCDE sur les politiques agricoles.

Le rapport " Politiques agricoles – Suivi et évaluation 2014"  indique que le soutien aux producteurs, en légère baisse par rapport à 2012, représentait 18 % des recettes agricoles brutes en 2013, contre 30 % environ il y a vingt ans. L’’estimation du soutien total à l’agriculture en pourcentage du PIB continue également de baisser : il est passée de 3 % en moyenne en 1986‑88 à moins de 1 % en 2011‑13. Cette tendance à la baisse se vérifie dans tous les pays membres de l’OCDE et s’explique en partie par le fait que le secteur agricole pèse de moins en moins lourd dans l’ensemble de l’économie.

Néanmoins, la moitié des 258 milliards USD (194 milliards EUR), auxquels s’élève le soutien en 2013, a servi à financer des instruments d’intervention qui, selon ce rapport faussent la production et les échanges.  Les auteurs appellent donc les pouvoirs publics à « faire davantage pour rompre les liens entre le soutien agricole et la production, et pour que l’accent soit mis sur l’innovation, l’amélioration de la productivité et de la durabilité ».
 
 Il  souligne les écarts importants entre pays membres de l’OCDE. Tandis que l’Australie, le Chili et la Nouvelle Zélande se contentent de filets de sécurité, d’aides d’urgence et d’aides à la recherche et développement, maintenant le soutien à moins de 3 % des recettes agricoles brutes ; la Corée, l’Islande, le Japon, la Norvège et la Suisse affichent une estimation du soutien aux producteurs supérieure à 40 % des recettes agricoles brutes.

Le rapport souligne les efforts des pays qui ont remanié le cadre de leur politique agricole et notamment le Canada, l’Union Européenne. Le Japon a également annoncé qu’il allait modifier sa politique, notamment en réduisant les quotas de production dans le secteur du riz.

Quelques recommandations du rapport :

  • Démanteler davantage les mécanismes d’intervention sur les marchés et favoriser les formes de soutien dissociées de la production et axées davantage sur des besoins précis, pour améliorer la productivité et la durabilité.
  • Mettre l’accent sur l’innovation pour accroître la productivité de l’agriculture et sa viabilité, et renforcer sa capacité à s’adapter aux évolutions des marchés, de la disponibilité des ressources naturelles et des opportunités économiques.
  • Éviter tout retour au couplage du soutien avec la production, qui peut augmenter les coûts et perturber les marchés. Assouplir ou supprimer les quotas de production.
  • Ne pas se substituer aux outils de gestion des risques fondés sur le marché, ni à la gestion des risques commerciaux ordinaires par les agriculteurs eux-mêmes.

Pour en savoir plus Consultez le résumé du rapport

AGRICULTURE NOUVELLE VERSION FR-704x629

 

 

 

 

 

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