Le WWF-France plaide pour un "Pacte agricole" plus vert et durable

Le WWF-France plaide pour un "Pacte agricole" plus vert et durable

WWF-France demande au prochain président de la République de réunir les agriculteurs, syndicats et élus pour définir ensemble un "pacte agricole" plus vert, prospère et durable, selon un appel lancé mardi dans "le Monde".

Sur le modèle de la gouvernance du Grenelle de l'environnement,  le WWF France demande au président de la République élu le 6 mai 2012 de"lancer le pacte agricole qui sera une importante négociation nationale issue d'Etats Généraux précédemment organisés dans les territoires, afin de préserver et développer l'agriculture paysanne".  Ils demandent au  futur président de la République et à son premier ministre "de réunir le monde agricole, les syndicats, les élus nationaux, régionaux et européens, les associations de consommateurs ainsi que les ONG environnementales pour définir les termes d'une agriculture prospère, durable, respectueuse de l'homme et de l'environnement". Il s'agira aussi de réorienter la prochaine Politique agricole commune (PAC) vers une véritable transition environnementale, précise WWF.

"En France, une ferme est abandonnée toutes les 25 minutes et toutes les 3 minutes en Europe, cette situation est insupportable", écrivent la présidente de l'association Isabelle Autissier et le directeur général Serge Oru dans leur appel.

Soulignant que le modèle agricole français a été pensé pour les années 1950 et n'est pas adapté aux enjeux du XXIe siècle, les écologistes appellent le futur occupant de l'Elysée "à redonner cohérence à l'économie agricole en mettant fin à un modèle de production sous perfusion pour lequel les Français payent deux fois, pour soutenir d'abord, pour réparer ensuite".

Ils rappellent que l'agriculture paysanne représente près de 15% du vivier des emplois dans le pays et que le chiffre d'affaires du secteur est estimé à 200 milliards d'euros, citant des données de l'INSEE de 2011. "Pourtant, soulignent-ils, le partage des bénéfices n'est pas équitable aujourd'hui", en raison notamment de "l'effet pervers" de certains mécanismes fiscaux.

"Dans le cadre d'une agriculture respectueuse de la biodiversité, de la santé de ceux qui travaillent la terre et de ceux qui s'en nourrissent, nos outils budgétaires et fiscaux, nationaux et européens, doivent désormais viser la réorientation des soutiens en fonction de la qualité du modèle agronomique mis en oeuvre", affirment-ils.

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires