Lentille blonde : plusieurs itinéraires techniques au champ d’essai

L'Union du Cantal

Lentille blonde : plusieurs itinéraires techniques au champ d’essai
Sur le terrain pour optimiser la pratique culturale de la lentille blonde. C.Fournier

Quelle pourrait-être la meilleure façon de cultiver la lentille blonde ? Pour le savoir, un passage au champ d’essai s’imposait.

A l’invitation  du  GDA Saint- Flour sud Planèze, les agriculteurs se sont retrouvés le 10 juillet sur la parcelle de François Montanier  à  Védernat,  commune  de  Roffiac.  L’objectif  ? Constater les premiers résultats de plusieurs itinéraires techniques associés à la culture de la lentille blonde : avec cameline, semis à la volée, en ligne, semis de densité différente notamment. Entouré d’Aurélie Marignac, conseillère agricole, et de Christophe Chabalier, ingénieur agronome à la Chambre d’agriculture,  Denis Bonneau,     qui accompagne l’association interprofessionnelle lentille blonde, a fait une première lecture des résultats de cet essai en plein champ.  La suite d’une série de mesures réalisées sur 256 itinéraires techniques entre 2002 et 2013 sur 430 hectares, 18 communes de la Planèze, avec enquêtes auprès de 27 producteurs afin que tous en retirent des bénéfices techniques et économiques mais aussi en vue de l’écriture d’un cahier des charges de type AOP.

 

L’effet cameline

Avec l’objectif d’améliorer la maîtrise technique de la culture de la lentille blonde, l’essai intégrait donc la cameline : “La plante a plusieurs fonctions. La difficulté reste de récolter une lentille qui a tendance à se coucher au sol, d’où cette plante pour lui servir de support.” Plante qui présente aussi “un effet allélopathique”, c’est-à-dire qu’elle diffuse par ses racines des substances qui limitent les mauvaises herbes. Enfin, c’est “une plante intéressante car, à la récolte, elle peut être facilement triée et donc séparée des lentilles”. Résultat : “Là où elle était associée à la lentille, la levées s’est bien passée et la densité s’avère intéressante. On trouve effectivement moins de mauvaises herbes. Mais il faut attendre la récolte pour des mesures précises de rendement.” Pas de résultat significatif par contre entre semis en ligne et semis à la volée avec un enherbement comparable.

Quid des mauvaises herbes ? La parcelle non traitée, la plus grande sur les 6 000 m² d’essai, présentait visuellement beaucoup de mauvaises herbes  : “À l’œil nu, on voit un moins bon rendement.” À noter que des mesures à la récolte seront donc effectuées en fonction des deux densités de semis réalisés dans “de bonnes conditions avec un temps plutôt chaud, sachant que ce secteur a quand même souffert de la sécheresse...” L’essai confirmait la nécessité de bien maîtriser le désherbage qui se fait au moment du semis. Un désherbage chimique : “La herse étrille présente en effet le défaut de faire ressortir des pierres.” Enfin, cette visite sur le terrain permettait de faire le point sur la culture avec le recul du temps, tel le rendement moyen : 9,06 quintaux par hectares sur les douze dernières années, sachant que la tendance de la production est “plutôt en aug- mentation”, avec un maximum enregistré de 18,91 qx/ha en 2013 et un pic en 2012 de 23,76 qx/ha.

 

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