Les arguments massue du bois énergie

R. Saint-André

Le conseil d’administration de Bois énergie 15 a visité les installations du centre hospitalier d’Aurillac qui réclament 90 m3 par jour.
Le conseil d’administration de Bois énergie 15 a visité les installations du centre hospitalier d’Aurillac qui réclament 90 m3 par jour.

L’association Bois énergie 15 a tenu son assemblée générale et visité une puissante chaudière à Aurillac alimentée par une filière locale.

 

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Et dans le Cantal, on les concrétise. Bois énergie 15 joue à plein son rôle d’interface entre les porteurs de projets, qui veulent un combustible économique, renouvelable, produit localement, et les professionnels de l’installation.  L’association sans but lucratif a également pour objet d’informer, conseiller et de répondre à des questions techniques, environnementales, financières ou d’approvisionnement. Autant de missions rappelées par le président, Christian Meiniel, lors de l’assemblée générale qui s’est tenue lundi 18 juin à Aurillac. En 2011, pas moins de 1 378 particuliers, entreprises et collectivités ont ainsi été sensibilisés et conseillés sur une chauffage au bois (plaquettes, granulés ou chaudière automatique à bûches) ; 68 accompagnements administratifs et techniques de projet d’installation réalisés et de nombreux dossiers de subvention instruits.

Une filière courte, ultra locale

 

“À la fin 2011, sur le département du Cantal, 114 chaudières automatiques à bois déchiqueté et 133 chaudières à granulé de bois fonctionnaient ; soit 37 nouvelles mises en route de chaudières à bois”, a rappelé Annick Garsault animatrice de Bois énergie 15. Ceci représente 39 662 kW en fonctionnement et 48 500 tonnes de combustible bois automatiques, “produites et consommées sur notre territoire”, précise l’association, “et 760 tonnes de granulé de bois consommées, produites dans des départements voisins”. Pour illustrer ces propos, Bois énergie 15 a proposé à son conseil d’administration de visiter la puissante installation du centre hospitalier d’Aurillac, qui consomme tout au long de l’année, l’équivalent d’une semi-remorque de combustible (90 m3) par jour ! Deux fournisseurs sont chargés de son approvisionnement : ONF/Unisylva qui livre de la plaquette pour une chaudière de 1 500 kW et Avenir bois énergie qui fournit un mélange de plaquettes, écorce et sciure, digéré par une chaudière de 2 500 kW...

Des factures allégées

 

Et les installations de l’hôpital Henri-Mondor ne sont pas les seules à réclamer de très gros volumes. Bonilait, qui fabrique de la poudre de lait à Saint-Flour, est bien plus gourmand encore, avec 46 000 m3 brûlés chaque année. Le complexe du lycée agricole Pompidou d’Aurillac est également un gros client, au même titre que les 140 logements locatifs réalisés à Arpajon-sur-Cère, des collectivités équipées de réseau de chaleur, etc. Naturellement, l’approvisionnement des particuliers est assuré avec le même sérieux. “La matière première est cantalienne, principalement issue de l’activité bois du bassin d’Aurillac”, assure Maxime Bonhomme, scieur et membre d’Avenir bois énergie. De quoi convaincre celles et ceux qui sont attachés aux filières courtes qui ont le double avantage de favoriser les emplois de proximité et - en limitant les transports - de réduire de manière significative les émissions de CO2. Enfin, l’argument économique reste imparable : chez un particulier, la chaudière à bûches permet 50 % d’économie par rapport au fioul (et un retour sur investissement de deux à trois ans) ; les granulés allègent la facture de 17 % (amortissement en trois ans) ; le bois déchiqueté jusqu’à 67 % d’économie (pour un équipement rentabilisé en huit ans).

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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