Les effectifs de la Salers progressent encore

Christel Jahnich/APAP

En 2016, les effectifs de la race salers ont progressé partout en France, même dans le Cantal. La race est davantage travaillée en race pure à l’extérieur en raison de conditions d’engraissement plus favorables que dans le berceau.

Lors des assemblées générales des instances raciales de la salers(1), mercredi 24 mai à Saint-Bonnet-de-Salers, l’accent a été mis sur les bons résultats enregistrés en 2016.

Elle grimpe sans s’arrêter : en 2016, la courbe des effectifs de la race salers a encore affiché une croissance de + 3 % au niveau national.  Soit 6 521 vaches de plus de 36 mois sur une année.  Une progression quasiment linéaire depuis 2013 avec une augmentation de 20 086 vaches en quatre ans, soit un effectif qui atteint 221 819 femelles en production au 1er janvier 2017 selon la BDNI.

Hausse généralisée au niveau national

Toutes les sections profitent de la hausse. Le berceau de la race (section Sud) poursuit son redressement avec + 2,18 % : la Corrèze maintient son développement avec + 4,35 %, le Puy-de-Dôme progresse de 2 ,57 % et le Cantal enregistre pour sa part une hausse de 1,72 %, soit + 1 461 têtes dans la catégorie des femelles de plus de 36 mois. Globalement, c’est la section Centre Bourgogne qui affiche la plus belle progression des effectifs avec + 5,76 %, suivie de la section Est avec + 4,77 % puis la section Ouest avec + 2,81 %. “Cette augmentation généralisée des effectifs au niveau national montre, si besoin était, que les atouts de notre race sont reconnus et appréciés à leur juste valeur, a souligné Lionel Duffayet, président du HBS et du GSE. Toutefois, ne nous y trompons pas, ils sont également le fruit d’un travail d’amélioration génétique et de communication encadré par les instances raciales.” En reproduction notamment, la salers reste toujours la championne du vêlage avec 99 % de vêlages faciles. En ce qui concerne les manifestations et opérations de communication, “il convient de se féliciter du déroulé de notre concours national dans le cadre d’une manifestation beaucoup plus large, “la Semaine européenne des races locales de massifs”, qui avait pour objectif de positionner les races rustiques dans l’agriculture de demain”, a notamment souligné Lionel Duffayet, qui donne rendez-vous à Vichy pour la prochaine édition

Un projet de réorganisation en réflexion

Si on ajoute à ce panorama non exhaustif le record de ventes de reproducteurs à l’export via la SAS Intergènes et les bons résultats affichés en station (lire encadré), la profession peut avoir le sourire. “Cependant, malgré des résultats favorables, les instances du herd-book ont été chahutées, paralysant l’implication des professionnels pendant plusieurs mois, a déploré Lionel Duffayet. Cet épisode a conduit le bureau du herd-book, conjointement avec celui du GSE, à écrire un projet de réflexion et de réorganisation des instances raciales du HBS et du GSE.”

 (1) HBS : herd-book salers et GSE : groupe salers évolution.

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