Les employeurs de saisonniers sont inquiets

Rédaction Vendée agricole

Interview de Gaëlle Raoult-Mercier, Porte-parole des employeurs du sud Vendée

Le projet de loi de finances pour 2013 prévoit une augmentation des charges liées à l’emploi des saisonniers. Dans quelle mesure la Vendée est-elle concernée ?

La Vendée recrute plusieurs milliers chaque année ! Et une très grande partie de ces saisonniers travaillent dans des exploitations agricoles spécialisées du sud de notre département pour les récoltes de melons, pommes et fraises, mais aussi pour l’horticulture, la production florale, les pépinières ou le maraîchage.

Toutes ces exploitations, qui emploient parfois plusieurs centaines de saisonniers, sont donc particulièrement touchées par la réforme du statut de travailleur occasionnel qui est prévu par l’article 60 du projet de loi de finances pour 2013,

Quel est l’impact financier de cette réforme ?

Très important ! Pus d’un million d’euros de charges supplémentaires dès 2013 pour les exploitations agricoles vendéennes employeuses de saisonniers. Il mettra en péril de nombreux emplois et même la compétitivité de ces entreprises qui souffrent déjà, pour la plupart, d’une concurrence de plus en plus rude de la part de pays voisins ou plus éloignés. Notre coût du travail saisonnier agricole est de très loin le plus élevé d’Europe (par exemple : en moyenne 12,00 €/h en France contre 6 €/h en Allemagne et 1,80 € en Pologne…), il apparaît particulièrement inopportun de rajouter encore des charges supplémentaires...

Dès que le projet a été connu le président de la FDSEA en a informé les députés et sénateurs. Comment ont-ils réagi ?

Certains ont bien compris l’enjeu et ils font le maximum pour tenter d’en réduire les conséquences tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat. D’autres, qui n’ont pourtant pas hésité à s’engager pour maintenir les avantages d’autres secteurs, n’ont pas estimé utile de répondre à la lettre que leur a personnellement envoyée Joël Limouzin.

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