Les fourrages d’hiver passés au crible !

Didier BOUVILLE

Analyses fourragères
La Volonté Paysanne

Les 4èmes journées fourragères organisées sur trois jours par la Chambre d'agriculture et le Contrôle laitier, en collaboration avec le LIAL, ont réuni plus de 120 éleveurs au lycée agricole La Roque d'Onet le Château puis à la ferme de Bernussou à Villefranche de Rouergue. 442 échantillons d'herbe, de foin ou de maïs ont été passés au crible afin de bien adapter la ration hivernale du troupeau bovin lait et viande.

C'est désormais un rendez-vous qui compte pour les éleveurs aveyronnais mis en place par Jean-Michel Batut, responsable d'équipes bovins lait Aveyron Conseil Elevage-Chambre d'agriculture-Contrôle laitier, Patrice Perguet, responsable d'équipe bovins lait Aveyron Conseil Elevage-Chambre d'agriculture et Frédéric Mazars, conseiller filière bovins viande à la Chambre d'agriculture du Villefranchois. Durant trois jours, deux au lycée La Roque et un à Bernussou, les éleveurs du département sont venus faire analyser des échantillons de fourrages pour mieux rationner leurs animaux en hiver, et ainsi, maîtriser leurs coûts alimentaires. Une économie qui peut varier de 75 euros à 140 euros par 1 000 litres en zone Ségala. «Et avec une moyenne de 100 euros/1000 litres de lait, pour cette région, qui pèse énormément sur les coûts de production avec un quota de 300 000 litres de lait par exemple», commentent Jean-Louis Batut et Patrice Perguet. En production bovins viande, Frédéric Mazars fait le même constat : «bien rationner les animaux, c'est produire le plus de viande possible avec la plus grande autonomie» résume- t-il.

Le LIAL partenaire
Ces trois journées ouvertes aux productions bovins lait et viande, mais aussi caprin lait pour la première fois, sont organisées en collaboration avec le laboratoire d'Aurillac, le LIAL, qui a dépêché deux techniciens pour effectuer les analyses facturées 15 euros, au lieu des 42 euros habituels pour les demandes individuelles. Elles sont réalisées en 15 ou 20 minutes, après le passage de l'herbe, foin ou maïs dans un micro-ondes pour mesurer la matière sèche, puis analysées au spectromètre infrarouge qui déterminera la valeur nutritive du fourrage, sa teneur en cellulose et en matière azotée, afin d'optimiser la complémentation de la ration hivernale avec précision, appuyée par les conseils avertis du conseiller. Pour François Arnaud, technicien du LIAL, «la qualité de l'herbe est bonne cette année, mais un peu moins pour le maïs car la sécheresse pénalise la teneur en amidon». Selon lui, «la qualité de l'herbe tend à s'améliorer chaque année du fait des récoltes de plus en plus précoces».

Analyses en hausse
442 analyses ont été réalisées sur les trois jours, amenées en partie par 120 éleveurs. «C'est 42 analyses de plus par rapport à l'an dernier» se félicite Patrick Berguet, «sachant que beaucoup sont apportées par les techniciens car tous les éleveurs ne peuvent pas se déplacer». Autre objectif des trois journées, la convivialité. «C'est en effet un aspect important avec la mise en place d'ateliers d'échanges entre éleveurs et un buffet. Lors de la crise du prix du lait de vache en 2008, cette convivialité avait très appréciée. C'est pour nous une manière de réunir la famille des producteurs de lait», ajoute Patrick Perguet. L'opération sera reconduite l'an prochain, toujours fin octobre, mais sans doute sur quatre jours, vu le succès de la formule.

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