Les JA militent pour la préservation du foncier

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Les JA militent pour la préservation du foncier
Pour sensibiliser les élus, une enveloppe contenant de la terre leur a été envoyée. (JA)

Pour la troisième année consécutive, les Jeunes Agriculteurs (JA) organisent, du 5 au 11 novembre 2012, une semaine nationale pour la préservation du foncier agricole.

Un sac de terre à l’attention de Cécile Duflot

Diverses manifestations sont prévues en France pour la sauvegarde des terres agricoles. A Besançon, les «Jeunes» ont déversé une benne de terre et des légumes devant la préfecture du Doubs pour protester contre le grignotage des terres agricoles par le bâti. A Paris, ils devaient dérouler un tapis de verdure devant le ministère de l’Egalité des Territoires et du Logement et déposer un sac de terre à l’attention de Cécile Duflot.

« La question du foncier agricole est préoccupante pour notre agriculture. Elle l’est encore plus pour la future génération de jeunes agriculteurs qui risque de ne plus y avoir accès si l’artificialisation des terres agricoles n’est pas rapidement stoppée expliquent-ils dans leur communiqué. Confrontée aux conflits d’utilisation (surfaces consacrées aux loisirs, aux commerces ou aux besoins résidentiels), la terre devient un bien de plus en plus difficile d’accès pour  les jeunes alors qu’il s’agit de leur principal outil de travail.

Pour sensibiliser les élus et le grand public, JA a choisi d’adresser cette année un courrier aux élus*, accompagné d’une petite enveloppe de terre. Cette terre est présentée comme un cadeau qui «dans quelques années, sera un bien rare et précieux si les décideurs politiques ne mettent pas en œuvre de véritables mesures pour freiner la perte du foncier agricole», précise le communiqué.

Une taxe pas assez dissuasive

Pour lutter contre la surconsommation de foncier agricole, les JA demandent notamment la suppression d’un article du code civil qui favoriserait, dans les zones artisanales et commerciales, l’implantation excessive d’arbres et de pelouses. Ils militent également pour que la compensation des défrichements de parcelles boisées ne se fasse plus au détriment des terres agricoles. En effet,  lors de la réalisation de grands ouvrages dans des zones forestières, non seulement les terres agricoles sont impactées par la réalisation des travaux mais en plus, elles sont utilisées pour replanter les forêts détruites.

Le syndicat des Jeunes réclame également que les outils législatifs, mis en place dans le cadre de la loi de modernisation de l’agriculture (juillet 2010), soient mieux utilisés. C’est le cas des Commissions Départementales de la Consommation de l’Espace Agricole (CDCEA) ou de la taxe sur le changement de destination des terres agricoles. Une taxe pas assez dissuasive, selon les JA. Autre revendication : la création de l’observatoire de la consommation du foncier agricole qui doit voir le jour mais qui ne s’est toujours pas réuni.

* Maires, sénateurs, députés, présidents de conseil régional et général et présidents de communauté de communes

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Commentaires 4

BEAUDITLANIQUE

Excuse moi DASA sans vouloir te prendre à partis je tenais à te dire que ce genre d'argument surtout s'il n'est pas accompagné de chiffres pour s'étayer n'est rien d'autres qu'un gros clichés utilisé par les plus médiocre de ceux qui ont le plus d'intérêt à discréditer les défenseurs du maintien et de la préservation du foncier agricole,alors, non!, s'il te plait pas toi...
Pour ma part et si tu à lu mon commentaire l'opprobre se porte en priorité et quasi exclusivement sur les "politiques" et leur pendant, l'administration; les autres ne sont que les profiteurs de la corruption morale et du laxisme de ceux là.
Justement récemment j'assistais à une "rencontre; profession agricole, politique, administration" et la revendication pour la préservation du foncier à été abordé par un représentant syndical à qui un élus à immédiatement opposé l'argument que tu avance, le pire c'est que le gars à été déstabilisé et n'a pas su trop quoi répondre....
j'ai fermé ma bouche mais franchement il était trop facile de leur en mettre plein la gueule (surtout à eux) car par exemple, comment reprocher à un futur ou déjà retraité agricole de vouloir, et n'ayant bien souvent que ce seul moyen, améliorer sa "retraite" quand on connait le niveau des pensions et le coût de la vie qui continue d'exploser, comment refuser à un jeune installé la possibilité d'habiter sur le lieu de l'exploitation et si même l'agriculteur fait cela pour seulement "faire de l'argent" n'est ce pas quasi systématiquement pour le réinvestir dans l'outil de production ou tout simplement pour se sauver d'une faillite et ou pire et c'est la réalité, d'un suicide...
Franchement toutes autres raisons reste marginale et prouve bien le caractère nécessaire de ce recours à ce que l'agriculteur déteste le plus c'est à dire perdre son bien le plus "précieux" sa raison d'être, la terre, et cela quelque en soit la raison.
Que soit connus officiellement les surfaces exactes qui d'une exploitation agricole sont devenus constructible tout en étant la propriété d'un agriculteur et je suis prêt à parier que le débat sera clos.
Je connais des agribisnesman prêt à tout pour faire du fric et bien le foncier et la seule chose pour laquelle même ceux qui l'ont voulus n'ont rien pus faire de plus que de "gratter" quelques milliers de mètres carrés constructible sur les centaines d'hectares en leur possession.
Parlons aussi des Communes qui souhaitant se "développer" cherche à faire classer de nouveaux terrains constructible est donc par rapport à des contraintes technique définissent des zones dans lesquelles les terrains "peuvent" devenir constructible, dans ces cas là la volonté personnelle n'a rien à y voire et comment reprocher, à celui à qui est "offert" cette possibilité, de la saisir...
Histoire vécus: la famille de ma compagne dispose de terrain agricole, un jour nous apprenons que la commune à fait classer toutes une zone genre "d'activité commerciale prioritaire" pour "favoriser l'implantation de nouvelles entreprises" et donc 5000 mètres carrés de ces terrains familiale, comme ça, d'office... alors oui ce n'est pas pour autant que nous prospectons pour vendre mais si une proposition tombait sur la table qui aujourd'hui veux et peux dire non à de l'argent?
Donc comme on dit il ne faut pas "mythoner" au risque de passer pour des personnes ne regardant pas plus loin que le bout de leur nez et n'allant jamais au fond des choses, car enfin même avec l'effet clientélisme les Conseils Municipaux veillent et il y règne encore malgré tout un peu de Républicanisme pour ne pas dire d'esprit Citoyen il y à aussi feue, la DDT qui même noyer sous un flot de pression de tout bord ne laisse pas passer si facilement les projets personnel d'un agriculteur et donc encore moins des démarches à but spéculatif sachant que de toutes façon chaque "passe droit" est supervisé directement par "l'animation des territoires" qui est la Préfecture elle même, donc après si on y met la Safer et consort ça deviens un peu compliqué de devenir "agriculteur promoteur immobilier".....alors....haussons le niveau de réflexion sinon franchement nous n'allons pas nous en sortir.
Dire que le pays est en crise, l'agriculture encore plus et que nous ne sommes pas capable de faire autres chose que de nous balancer à la gueule ce genre de bassesses.
Bon restons tous bon ami et essayons d'évoluer vers une meilleure compréhension de nos problème et de nos relations les uns envers les autres et pour commencer déjà dans notre propre "communauté"...
Comment on dit déjà?
Plus fort tous unis,toujours plus faible désunis.
Pour moi pas de problème, au delà des Gouvernements qui passent, toujours fier de croire encore en l'idéal français et cela en toutes choses.
(PS: il parait qu'il y aurait toujours une exception qui confirme la règle...)

dasa

pardon avant de profiter au grands groupes ca profite d'abord aux agriculteurs qui sont les premieres a vendre des qu'un terrain est constrcutible un peu de coherence...on peut pas faire la culbute sur tout

BEAUDITLANIQUE

Rien ni personne n'arrêtera ce phénomène.
Les élus de tout bord et de tout niveau sont des traîtres à la cause agricole et citoyenne en générale.
Notre territoire national et très petit et donc d'autant plus attractif surtout par ces temps ou les spéculateurs cherche refuge dans la terre.
80 millions de touristes par an la c'est clair il y a un vrai problème, de plus en plus de monde qui circule donc plus de routes et plus large; le bâtit traditionnel de plus en plus rare donc plus de pavillons mais aussi plus de zones commerciales etc etc etc.... sans fin jusqu'à quoi?, la sous traitance totale de la production de notre alimentation!, c'est déjà en cours et sérieusement, il ne restera plus que des productions de "prestige" à destination de ces mêmes touriste et ou à fort potentiel d'exportation...
Finalement calculette en main je suis sur que nos "élites" sont persuadés que 100 hectares de terre artificialisée créent plus de développement économique et d'emplois qu'un pauvre type tout seul sur son tracteur au milieu de sa ferme de 100 hectares...alors par les temps qui courre il faut prendre conscience que demander un "moratoire" de la destruction de notre potentiel de production alimentaire c'est comme demander de mettre en place un système de décroissance voir allons jusqu'au bout des insultes; une régulation.
Ce n'est qu'un petit problème qui est l'expression d'un beaucoup plus grave; ce n'est donc pas contre cela qu'il faut lutter, ce qu'il faut c'est un nouveau modèle de société.
Franchement on ne peut pas être pro OGM et donc pour l'asservissement des agriculteurs à des firmes multinationale et d'un autre côté vouloir lutter contre l'accaparement de toutes choses même ce qui permet de nourrir les hommes.
Avec tout le respect que j'ai pour les JA il va falloir qu'ils poussent l'analyse et qu'ils en assume les conclusions pour sortir de cette contradiction permanente (pour la liberté des semences fermières mais pro OGM) ils se font du mal.
Comment on dit déJA, ménager la chèvre et le choux....
Pas de complexe ce n'est pas parce que nous dépendons actuellement totalement du pétrole des semenciers, des phytos et des engrais chimique que nous ne devons pas pour autant affirmer notre indépendance au moins intellectuellement, ce n'est d'ailleurs que cet état d'esprit qui nous donneras les idées nécessaire pour "inventer" et exiger la mise en place d'un système alternatif.
Franchement j'en rêve d'autant que c'est plus que possible.
Indépendance et autosuffisance des exploitations agricole avec comme base de renouveau la solidarité sans concession de tous les agriculteurs, l'ensemble des connaissances agricole institutionnelle, le soutien de l'ETAT pour nous protéger des vrais parasites et je parie qu'en 10 ans nous renversons la vapeur et nous soumettons nos exploiteurs haut la main.

JA Creuse

Je trouve amusant le fait de réaliser cette initiative avec une ministre écologique (seul parti à dénoncer cela depuis des années !). Mais au fait, à qui profitent les grands centres commerciaux situés en périphérie des villes ? Ne serait-ce pas aux grands groupes de l'agroalimentaire ?
Les JA seraient donc contre ces grands groupes ? Incroyable !!!

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