Les Miss ont fait leur show à Saint-Flour

C. Fournier

Pour le concours départemental des Miss laitières, le ciel s'était mis en poudre… Tôt le matin, il neigeait sur Saint-Flour…

Après Saint-Mamet l'an dernier, Saint-Flour accueillait samedi les Miss laitières à l'occasion de la foire des Rameaux, une manifestation marquée par un mauvais temps en matinée heureusement en nette amélioration l'après-midi. Pour mémoire, les “Miss” avaient été les hôtes de la cité médiévale en 2005. “L'esprit de ce concours départemental est avant tout convivial. Nous essayons d'avoir un maximum d'éleveurs, une cinquantaine aujourd'hui, et 75 bêtes, soit plus que d'habitude”, se réjouissait François Fayolle, directeur du Contrôle laitier, co-organisateur de la manifestation avec la Chambre d'agriculture et les syndicats de race. “Des animaux qui se distinguent déjà sur des concours interrégionaux ou nationaux, synonyme donc de qualité ; et des habitués et de nouveaux éleveurs qui ont bien compris que les syndicats ne devaient pas rester un club mais s'ouvrir au plus grand nombre et toucher un maximum de gens”.

Malgré la crise

Malgré la crise, les éleveurs étaient donc au rendez-vous : “Ce type d'événement les rebooste, les fait se connaître entre eux et entraîne un esprit d'émulation. Les premiers prix apportent la reconnaissance personnelle”, poursuivait F. Fayolle. Qui dit concours dit juge et c'était une première pour Élise Joffroy, 28 ans, qui officiait dans cette fonction pour la race “brune”. La jeune femme avouait ainsi un peu de stress mais “je vis les concours depuis plus de 20 ans”. C'est dire si cette fille d'exploitant originaire de Bourgogne, elle-même éleveur dans l'Aveyron, à 25 kilomètres au sud de Rodez, au Gaec de La Bellerie, a commencé tôt, et elle a l'oeil : “Le plus important pour les laitières, c'est la mamelle. Ensuite, dans une région où elle marche, comme dans le Cantal, il faut pâturer. Pour cela, elle doit disposer d'un bon bassin, de bonnes pattes. Pour ingérer les aliments et faire un maximum de lait, de bonnes côtes, un bon éclatement. Nous leur demandons en fait d'être des vaches très complètes. Ces critères sont d'ailleurs valables pour l'ensemble des laitières”. Tout comme François Fayolle, elle reconnaissait que “la qualité des animaux présentés impliquait que le jugement rendu le soit souvent avec très peu d'écart”. “J'ai vu toute l'évolution des concours. À l'époque, les vaches étaient présentées avec un simple licol et on ne les tondait pas. Aujourd'hui, il faut avouer que c'est devenu beaucoup plus professionnel. Je juge aujourd'hui avec grand plaisir car le président du syndicat brune du Cantal, Christian Bromet, me l'a demandé et m'a fait confiance”.

 

Des regards différents

Néanmoins, elle reconnaissait “un peu d'appréhension, car les juges peuvent être décriés. Les éleveurs peuvent avoir un regard différent du mien. C'est en outre des personnes que je côtoie régulièrement car, dans la zone Grand Sud, Cantal Aveyron Lozère, nous nous retrouvons régulièrement sur les concours et nous travaillons ensemble. Aujourd'hui, c'est différent, car je suis un peu de l'autre côté de la barrière, mais heureusement, il y a une très bonne ambiance dans la race”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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