Les pionniers des GIEE montrent l’exemple

Anne Sophie Lesage

Les pionniers des GIEE montrent l’exemple

Ce mercredi, à Paris, se tenait la deuxième journée du « Produisons autrement » à l’initiative du ministère de l’agriculture. L’occasion pour les agriculteurs présents d’échanger sur les avancées réalisées dans les futurs GIEE.

Les GIEE doivent combiner innovation, performances économiques et environnementales afin de « produire plus et mieux avec moins » a précisé Catherine Geslain-Lanéelle, directrice générale des Politiques Agricoles, s'exprimant au nom du ministère lors de la conférence «  Produisons autrement », à Paris le 2 avril 2014.

L’objectif de cette journée était, au travers des démarches déjà engagées par les agriculteurs, de partager leurs pratiques avec l’ensemble des acteurs du monde agricole et de mettre en commun les leçons à tirer de leurs expériences.

Après l’appel à projet, il y a six mois, qui avait pour titre « mobilisation collective pour l’agroécologie » le ministère de l’agriculture a reçu les candidatures de plus de 460 porteurs de projets réunissant 3.500 agriculteurs !

Des projets très diverses allant de l’ autonomie fourragère ou protéique, à la méthanisation à la ferme, en passant par le développement des circuits courts, la réduction de la pénibilité au travail, l'agroforesterie,  la lutte raisonnée contre les nuisibles...

L’exemple de Fabrice Cuenot : lutter contre les campagnols

Pour Fabrice Cuenot, producteur de lait en AOP Comté, Mont d’Or, Morbier et président de la FREDON, la problématique est « l’autonomie fourragère des exploitations agricoles en lien avec la biodiversité et le plan de lutte raisonné contre le campagnol terrestre ». En France 1,5 million d’hectares sont touchés chaque année par les dégâts de campagnols, ce qui provoque d’énormes pertes pour les exploitants agricoles. Le projet concerne 37 exploitations pour 3.500 hectares de prairies. Il croise trois enjeux : la limitation de l’utilisation de molécules chimiques pour lutter contre le campagnol, la sécurisation en termes d’autonomie fourragère sur les exploitations et la préservation de la biodiversité sur les parcelles et les territoires environnants. Ce projet, d’un budget total de 144.150€ a bénéficié d’une subvention de la CASDAR de 80.000€.

Considérés comme des précurseurs de la double performance économique et environnementale, les structures présentées durant cette journée ont vocation, à terme, à pouvoir devenir des GIEE.

Lire aussi : Benoit Duval, producteur de lait dans l’Orne : "Réintroduire des prairies productives l’été »

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