Les pistes d’Elvea pour se sortir d’un contexte difficile

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15 .

Le président, Denis Costerousse, et le directeur, Gilles Malvesin, chez un adhérent, Hervé Picarougne.

L’export vers des pays tiers pour le maigre et les filières qualité pour les animaux finis seront rappelés comme des priorités à l’assemblée générale d’Elvea, vendredi 22 avril à Polminhac.

Rendez-vous à Polminhac vendredi 22 avril. C’est là que, à partir de 9 h 30, les collèges d’éleveurs et d’acheteurs d’Elvea sud Massif central seront réunis en assemblée générale. Outre l’activité de l’organisation de producteurs que préside Denis Costerousse, les débats tourneront autour d’un contexte particulièrement difficile.  En effet, après une partie statutaire, sera présentée l’étude du Sidam (Service inter-départemental pour l’animation du Massif central) sur “les perspectives de la viande bovine” qui servira de support à une discussion ouverte avec les adhérents. Patrick Bénézit, président de la Copamac (Conférence des présidents des organisations agricoles du Massif central) livrera quant à lui son analyse relative aux stratégies à mettre en œuvre. Michel Fénéon, vice-président de la commission import-export de la Fédération française des commerçants en bestiaux, et Jean-Luc Lacombe, président du collège des acheteurs à Elvea, interviendront également.

Marchés : des raisons d’espérer

“Nous ne sommes pas devins, mais l’idée est de donner aux éleveurs qui vivent un quotidien difficile des perspectives d’avenir, en sachant se tenir prêt pour réagir à quelques pistes qui donnent des raisons d’espérer, grâce à de nouvelles organisations de marchés”, explique Denis Costerousse. “Cela doit se traduire au niveau des filières en consolidant celles qui sont déjà en place et en instaurant de nouvelles stratégies”, ajoute le directeur d’Elvea, Gilles Malvesin, en évoquant les débouchés du maigre vers l’Algérie ou la Turquie. Hervé Picarougne, adhérent, n’hésite pas à souligner que l’exportation vers la Turquie a “sauvé le Cantal”, à un moment où l’Italie faisait grise mine. “Surtout pour le Nord du département, qui a cumulé les handicaps mais qui a pu vendre des veaux de bonne heure.”  Aucune piste n’est à exclure, selon l’association de producteurs, qui s’intéresse aussi à l’engraissement, aux filières locales “portées par des races rustiques”, aux labels et autres signes de qualité. “Nous réalisons à Elvea environ 53 % du label rouge salers”, précise Gilles Malvesin, soit 448 animaux sur les 845 commercialisés. “Et naturellement, il s’agit de prix supérieurs au conventionnel”, rappelle le président Costerousse, en regrettant des débouchés encore insuffisants, malgré un fort potentiel, estimé entre 1 500 et 2 000 têtes. Elvea est forcément moins présent sur l’aubrac, en réalisant tout de même 8 % du label racial, grâce à 48 éleveurs engagés.  Avec 1 250 animaux du Cantal écoulés et 2 370 pour le Lot, l’activité “veau sous la mère”, portée, selon les races, par les labels rouges du Sud-Ouest ou le Blason prestige (réservé aux limousins) est soutenue ; une quinzaine d’éleveurs sont engagés dans la démarche du salers primeur avec la société Jean-Rozé... En outre, la bonne valorisation dans le berceau est assurée par des marchés actifs comme le cadran de Mauriac ou le marché de Saint-Céré qui fait référence et profite également d’une garantie de paiement. Enfin, la filière bio est prise très au sérieux, avec une demande soutenue qui devrait croître encore.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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