Les syndicats minoritaires jugent décevante la réforme de la PAC

MB

Les syndicats minoritaires jugent décevante la réforme de la PAC

Votée mercredi par le Parlement européen, la réforme de la Pac n'est pas la hauteur des nécessités agricoles ou des enjeux sociétaux, estiment les syndicats minoritaires.

Pour la Coordination rurale, l’UE doit rapidement revoir sa copie. Dans un communiqué du 14 mars, le syndicat explique « La Coordination rurale regrette, qu'une fois de plus, les grands principes annoncés par les fonctionnaires européens ne répondent, ni aux questions que se posent les agriculteurs sur leur revenu ou leur avenir, ni aux besoins des citoyens-consommateurs-contribuables ». Il ajoute que « la promesse irresponsable de convergence des aides en 2014 pour tous n'est pas tenable et les tensions tant économiques que monétaires ou sociales vont s'exacerber entre pays, les Peco (Pays d'Europe centrale et orientale) en particulier. »

De son côté, la Confédération paysanne estime que justice et verdissement ont été oubliés. Le syndicat « se désole du manque de courage politique des parlementaires européens. [...] Ils n'ont pas saisi l'opportunité qui leur a été donnée de réorienter vraiment la PAC vers une politique plus juste ». Dans un communiqué du 14 mars, il déclare « Si, pour la France, la bonification sur les 50 premiers hectares peut être une avancée, cette surface n'est pas adaptée à tous les pays. » et ajoute « La volonté affichée d'un verdissement de la Pac n'est pas à la hauteur des besoins ».

Le Modef  rejoint les deux autres syndicats en appuyant le fait que cette réforme n’est « pas à la hauteur des enjeux ». Il dénonce « le refus, par la majorité des députés, d'un abaissement du plafonnement des aides directes agricoles fixées à 300.000 € par exploitation. [...] Néanmoins, la dégressivité des aides à partir de 150.000 € par exploitation et la possibilité d'une surprime aux 50 premiers hectares constituent une petite avancée vers plus d'équité ». Dans son communiqué du 14 mars, le syndicat affiche sa déception : « La souveraineté alimentaire, l'emploi agricole, la vie des territoires ruraux, la rémunération du travail paysan, le développement durable, la qualité et la diversité des produits agricoles et la transparence vis-à-vis des consommateurs ne sont pas ou insuffisamment pris en compte. »

Publié par MB

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