levage porcin : Dépôt d'algues vertes devant la permanence d'un député breton

Une cinquantaine de représentants d'associations ont déposé des algues vertes samedi matin à Lamballe devant la permanence du député Marc Le Fur (UMP), à l'origine d'un amendement facilitant l'extension des élevages porcins.

« Nous avons symboliquement créé ‘Lamballe plage' devant sa permanence, en reconstituant la plage avec ses marées vertes pour lui donner une idée des effets concrets de son amendement », justifie Yves-Marie Le Lay, président de « Sauvegarde du Trégor » qui a pris la parole au nom du collectif. Sous des banderoles où l'on pouvait lire notamment « Plus de porcs = plus de pollution » ou « Pour l'eau, une autre agriculture ».

M. Le Fur a proposé un amendement qui permettrait, au nom d'une harmonisation européenne, de relever significativement le seuil - 2.000 porcs contre 450 actuellement - à partir duquel une autorisation ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement) devient obligatoire pour un élevage porcin.

Le collectif d'associations hostiles à cet amendement a adressé un courrier aux parlementaires pour souligner les conséquences néfastes à ses yeux de ce texte. L'adoption de cet amendement, souligne le collectif dans une pétition en ligne, « serait une trahison des engagements pris par le gouvernement pour lutter contre ces pollutions et une capitulation en rase-campagne devant les pollueurs ». « C'est vers la qualité (de la production) qu'il faut se tourner et non vers la quantité », estime le collectif.

A l'instar des Verts, Jean-Yves Le Drian, président PS de la région Bretagne qui fournit 56% de la production française de porcs, s'est déclaré opposé à cet amendement, le jugeant « démagogique et dangereux ».

Le débat sera tranché lors du vote de la loi de modernisation agricole dont l'examen en séance publique débute mardi à l'Assemblée nationale. Cette discussion intervient au moment où les algues vertes ont fait leur réapparition dans plusieurs baies bretonnes, favorisée par la montée des températures. Leur prolifération est imputée principalement aux rejets nitratés des élevages industriels.

Source d'après AFP

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