LIAL MC : Toujours une analyse d’avance pour le labo

Patricia Olivieri

LIAL MC : Toujours une analyse d’avance pour le labo

Nouvelle année comptable record pour le laboratoire grâce à une exigence d’innovation et de compétitivité.

À l’heure des clôtures d’exercices comptables, peu nombreuses sont les entreprises cantaliennes, en ce printemps économique 2014 toujours morose, à afficher une santé de fer. Le Lial Massif central fait partie de ces rares exceptions avec un insolent chiffre d’affaires qui a dépassé en 2013 - et pour la seconde année consécutive - la barre des 5 millions d’euros malgré un exercice marqué par un niveau d’investissement exceptionnel. Ce sont ainsi pas moins de 1,074 million d’euros qui ont été mobilisés l’an dernier par le laboratoire interprofessionnel, en grande partie pour les travaux d’aménagement de la nouvelle aide de ses locaux. Des investissements réalisés en ayant recours de surcroît qu’à un modeste emprunt de 150 000 €. L’exercice se solde par un résultat comptable de 218 000 €, un fonds de roulement tout à fait honorable à 971 000 € et une trésorerie, certes moindre que fin 2012 du fait de ces investissements, mais néanmoins largement excédentaire à 1,473 million d’euros. Le tout dans un environnement qui voit chaque année se rétrécir la clientèle originelle du labo, à savoir les producteurs laitiers. Quelle est donc la recette secrète concoctée par le Lial sur ses paillasses ? Une “vieille” potion ou plutôt une stratégie visionnaire actée dans les années 80 par son conseil d’administration qui a fait le pari de la diversification, comme l’a rappelé le directeur Jean-Vincent Gauzentes vendredi à Aurillac lors de l’assemblée générale du labo. Cette diversification de ses activités, notamment dans le domaine de la microbiologie alimentaire, a d’abord été financée par les analyses de paiement du lait. Aujourd’hui, elle représente 57 % des analyses du Lial et c’est elle qui permet de limiter les coûts de prestation liés au paiement du lait auprès de 6 500 producteurs de lait (de vache, brebis et chèvre). “Un juste retour des choses”, a glissé le directeur, tandis qu’Yves Retière, premier directeur du laboratoire, s’est réjoui “que tout ce que nous avons mis en place pour nous adapter à la baisse du nombre de producteurs se révèle aujourd’hui moteur du développement de ce laboratoire”.

Un éclairage bénéfique

Dans son rapport moral, le président Davy Hecht est lui aussi revenu sur une “année riche et intense” tant en matière d’activité globale que de communication et d’image. “Nous avons consolidé nos acquis avec un chiffre d’affaires historique, un EBE(1) en forte progression grâce aux efforts menés sur le poste diversification et sur la maîtrise des charges avec un souci permanent de productivité”, s’est-il félicité tout en jugeant nécessaire de relativiser ces résultats compte tenu d’un contexte toujours très concurrentiel. Il est aussi revenu sur les deux évènements marquants de 2013 : les 40 ans du Lial et l’organisation du congrès national des laboratoires et Criel(2) à Aurillac, qui “ont permis de mettre un coup de projecteur sur le laboratoire et la région” et d’attirer “un regard bienveillant des professionnels et des élus”. Les objectifs affichés pour 2014 sont tout aussi ambitieux et déclinés sous le triptyque de l’innovation technologique, de la conquête de nouveaux marchés et de la compétitivité, a déclaré le président tout en saluant l’implication et le professionnalisme des 78 salariés. Ce professionnalisme vaut au Lial de passer chaque année haut la main les divers audits auxquels il est soumis, comme l’a précisé Didier Bergeron, au nom de la commission tripartite de contrôle.

(1) Excédent brut d’exploitation. (2) Comité régional interprofessionnel laitier.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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