Livraisons de paille : un appoint précieux

Catherine Perrot

Le déchargement des 25 tonnes de paille (camion plus remorque) a pris environ une heure au Gaec des Lacas, à Frossay.
Le déchargement des 25 tonnes de paille (camion plus remorque) a pris environ une heure au Gaec des Lacas, à Frossay.

En février, la FNSEA 44 a organisé une commande groupée de paille pour ses adhérents. Les livraisons démarrent. C’est le cas à Frossay, au Gaec des Lacas.

De manière exceptionnelle, et au vu de la météo défavorable aux céréales, la FNSEA 44 a décidé d’organiser une opération paille pour ses adhérents. « On s’est décidés en février, au vu des remontées de terrain : les céréales ont été semées dans de mauvaises conditions, certaines n’ont pas été semées du tout, et, cet hiver, on observe pas mal de trous dans les parcelles » rapporte Pierre-Michel Foucher, administrateur de la FNSEA 44 et lui-même éleveur de bovins au Gaec des Lacas à Frossay.
La FNSEA 44 s’est ainsi associée à la commande de paille opérée par la FDSEA de Vendée (qui, elle, en fait chaque année) : au total, 825 tonnes de paille iront à une trentaine d’adhérents de Loire-Atlantique.

Une sécurité

Pour sa part, Pierre-Michel Foucher en a commandé 25 tonnes qui viennent tout juste de lui être livrées. « D’habitude, on n’achète pas de paille, car nous avons 40 hectares de céréales sur le Gaec. Mais cette année, on a semé un peu moins grand et on ne sait pas ce que cela va donner en paille », confie Jérôme Foucher, l’un des associés du Gaec des Lacas. « De plus, nous n’avons pas pu semer de colza, qui d’habitude, nous fournit de la paille pour les mâles. »
« Pour nous, comme pour les exploitations des autres adhérents, il s’agit surtout de sécuriser les réserves de paille », complète Pierre-Michel Foucher, qui reconnaît que le cas du Gaec des Lacas n’est pas des plus défavorables : grâce au drainage, les céréales ont quand même pu être semées à peu près correctement. La consommation de paille risque néanmoins d’être supérieure à celle d’une année moyenne, puisque les bêtes ont été rentrées tôt à l’automne et que la mise à l’herbe est compromise par les pluies abondantes.

Paille sous abri

Un point de satisfaction cependant : la paille qui a été livrée le 15 mars semble de « bonne qualité ». « On a vu tellement pire ! », se rappelle Pierre-Michel Foucher. « Certes, on préfère un peu les balles rondes, dans lesquelles on a toute la longueur ! Chez nous, on fait très attention à la paille ! » Mais dans les bottes carrées en provenance des Deux-Sèvres, la paille ne semble pas trop brisée. « On espère aussi qu’il n’y a pas trop de cailloux », lance Pierre-Michel Foucher, qui remarque aussi que son stockage à l’abri a permis d’en préserver la qualité : aucune botte n’est noircie ou abimée.

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