Loin du berceau, trouver sa place, honorer la race

Raphaël Lecocq

Loin du berceau, trouver sa place, honorer la race

Adeline Yon-Berthelot présente pas moins de deux vaches au concours Limousines. Dans les Côtes d’Armor, le Gaec du Bois au Bé met les bouchées doubles pour honorer la race, loin du berceau.

Deux vaches, deux veaux. Grenouille et Lézard, Houle et Lame. La jeune éleveuse est fière et heureuse d’être à Paris. « Notre dernière participation remonte à 2010 » », souligne-t-elle. Et là, on a deux vaches sélectionnées dans la catégorie vaches suitées. C’est gagné ». Gagné, dans l’esprit de la jeune éleveuse, c’est sur le fait de participer. Gagner un prix, c’est une autre histoire. « Quand je regarde les animaux de mes collègues, objectivement, si on obtient une troisième place, ça sera super ». Basé à Trébry (22) le Gaec du Bois au Bé s’est dans lancé la sélection de limousines en 1972. Loin du berceau, ce n’est pas forcément évident de rivaliser. Mais le Gaec est capable de prouesses. 2016 est une date particulière : il y 20 ans, Daniel et Josiane, les parents d’Adeline, remportaient un premier prix avec Flamme.

Loin du berceau, trouver sa place, honorer la race

Un site internet pour promouvoir l’élevage

Mère de deux enfants, Adeline a rejoint le Gaec en 2014. Bac, Bts et Master 1 en poche, elle a travaillé 10 ans dans l’agroalimentaire, en tant que responsable qualité. « Je ne m’y voyais pas toute ma vie. J’ai me suis donnée deux ans pour préparer mon projet d’installation et je me suis lancée en 2014 ». Aucun regret, surtout quand on vit des moments forts comme le Salon, main dans la main avec son père. Pierre, le mari d’Adeline, est parti au ski. Chez les Yon-Berthelot, c’est le mari qui travaille à l’extérieur et qui prend donc un peu de distance par rapport à l’exploitation, tout en apportant sa contribution aux finances du foyer. Un schéma fréquent en agriculture. «  Les revenus de la sélection génétique suivent grosso modo le cours de la viande, même si c’est un peu plus linaire, déclare la jeune éleveuse. La trésorerie est parfois problématique car on peut passer quatre mois sans vendre un animal ». Et si l’un d’eux vous intéresse, vous pouvez consulter le site internet de l’élevage, créé et animé par Adeline : www.elevage-limousin-boisaube.jimdo.com.

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