Loire-Atlantique- A Ligné, 1700 élèves ont mangé 'local' à la cantine la semaine dernière

Catherine Perrot

Loire-Atlantique- A Ligné, 1700 élèves ont mangé 'local' à la cantine la semaine dernière
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Avec ses deux écoles, ses deux collèges, soit 1700 repas servis par jour, la commune de Ligné constituait un beau défi à relever pour tester, une semaine durant, l’approvisionnement local des cantines.

Heure de midi, jeudi 16 novembre, collège Agnès Varda, Ligné. Au menu  : carottes râpées ou salade de chou aux lardons, fricassée de dinde au curry et pâtes, pommes ou poires. Les quelque 740 collégiens qui fréquentent la cantine chaque jour n’ont sans doute rien remarqué de très différent par rapport à l’habitude ; si ce n’est, peut-être, de petites étiquettes, apposées devant chaque plat, indiquant une commune et une distance en kilomètres (jamais plus de 25 !).
Efforts communs
Ce menu anodin a pourtant nécessité beaucoup plus de travail en amont que les menus habituels : la presque totalité des ingrédients qui le composent sont en effet produits localement, issus de producteurs ou de coopératives. Cet effort supplémentaire, de servir et cuisiner uniquement des produits locaux, le gestionnaire et les cuisiniers du collège Agnès Varda l’ont fait toute la semaine du 13 au 17 novembre dernier.
Mais ils ne sont pas les seuls à Ligné : la cantine municipale, commune aux deux écoles primaires (privée et publique), concédée à la société Restoria, l’a fait aussi ; tout comme celle du collège Privé Saint-Joseph, concédée à la société Ansamble. Au total, les 1700 élèves demi-pensionnaires à Ligné, âgés de 3 à 14 ans, ont mangé local tous les jours de la semaine !
Volontés partagées
Cette idée d’une semaine entière consacrée à l’approvisionnement local de la restauration collective est née de la rencontre de volontés convergentes. Celle de la commune qui «souhaite développer la consommation des produits locaux  dans le cadre de sa politique de développement durable» selon Anne-Marie Cordier, adjointe au maire en charge de l’environnement ; celle des agriculteurs, tel le lignéen Mickaël Trichet, président de la FNSEA 44 et secrétaire adjoint de la chambre d’agriculture, qui «portent ce dossier depuis des années» ; celle, enfin, de tous les acteurs de la restauration scolaire, des donneurs d’ordre aux cuisiniers, en passant par les gestionnaires, soucieux d’allier qualité de l’alimentation et développement local.
Un sourcing par la chambre d'agriculture
L’organisation de l’opération a été facilitée par la chambre d’agriculture qui a assuré le «sourcing» : l’identification des acteurs (producteurs, coopératives…) capables de répondre en quantité, qualité, régularité et prix aux demandes des trois cantines.
Cette semaine test a permis de voir où se situaient les freins de l’approvisionnement local en restauration collective, tant du côté des cantines que des agriculteurs : logistique, facturation, présentation, équilibre matière… 
Quant au coût, comme le développement de l’approvisionnement local dans les cantines va souvent de pair avec les initiatives pour réduire le gaspillage, il n'est  pas forcément plus élevé. Au collège Agnès Varda, par exemple, chaque enfant se sert en entrées selon sa faim.
plus d'information dans votre édition de Loire-Atlantique agricole du vendredi 24 novembre et dans votre JT vidéo.

Source Agri44

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