Loire-Atlantique – Si vous vous interrogez sur la pulvérisation bas volume, une formation existe

Ghislaine Daniel

Loire-Atlantique – Si vous vous interrogez sur la pulvérisation bas volume, une formation existe
20161212_AgronomiePulverisationBasVolumePulverisateur09122016.jpg - © Chambre d'agriculture de Loire-Atlantique[SEP_CREDIT][SEP_CREDIT]

Pourtant pratiquée depuis presque vingt ans par les pionniers, la pulvérisation bas volume génère encore beaucoup d’interrogations. S'y intéresser avec la bonne approche permettra de mieux la maîtriser.

La diminution des doses de produits phytosanitaires est souvent associée, à tort, à la pulvérisation bas volume. De quoi embrouiller les esprits dans un domaine qui exige pourtant une bonne maîtrise des divers paramètres du traitement phytosanitaire.

Pourquoi faire du bas volume ?

L’objectif principal de la
pulvérisation bas volume est de gagner en débit de chantier :

  • avec un
    volume de bouillie réduit, on transporte moins d’eau à l’hectare et on
    accroît le nombre d’hectares traités avec un pulvérisateur plein ;
  • on revient moins à la ferme pour le remplir.

Donc quand on
augmente le débit de chantier, on se donne plus de chances et de
possibilités pour se placer sur de meilleures fenêtres climatiques.

Des conditions à respecter et des achats à réfléchir

Même si l'on peut traiter plus d’hectares dans un laps de temps plus
court, il ne faut pas négliger les conditions
climatiques, bien au contraire !
Pendant la
phase de traitement, elles devront être maîtrisées pour mettre toutes les
chances de réussite de son côté.
Un autre paramètre très important est la qualité de couverture (ou le nombre
d’impacts de gouttes/cm²).
La réduction du volume de bouillie (à taille
de goutte équivalente) diminue forcément le nombre d’impacts de gouttes.
Et le risque d’une diminution de la couverture est la baisse
d’efficacité de certains produits, notamment des produits de contact.
Pour
éviter cela, le choix des buses sera primordial.
Le bas volume diminuant le nombre d’impacts de gouttes, il
va falloir choisir un type de buse permettant de garder une qualité
de couverture correcte.
Les buses à injection d’air seront un très
mauvais choix dans cette optique car la qualité de
couverture est déjà très affectée par ces dernières.
La
pression de pulvérisation sera également déterminante.
Propre à chaque
buse, la plage de pression devra être choisie en fonction de la buse
utilisée, permettant ainsi d’obtenir une qualité de couverture adéquate
et satisfaisante.
Pour maîtriser sans surprise la technique du bas volume, une journée de formation
sur ce thème est organisée par la chambre
d’agriculture de Loire-Atlantique, vendredi 3 février 2017, à la ferme
expérimentale de Derval.
Pour plus de renseignements ou pour
s’inscrire, contacter le service Productions végétales de la chambre
d’agriculture au 02 53 46 60 01.

Source Agri44

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