Machinisme : L'indispensable contrôle d'un outil qui fonctionne 365 jours par an

Renaud Saint-André

Obligatoire dans le cadre de la charte départementale des bonnes pratiques ou des décrets AOC, le contrôle des machines à traire doit être formulé par l'éleveur.

Un tracteur, voir même une automobile, font moins d'heures qu'une machine à traire. C'est ainsi que Jean-Marc Puech, éleveur à Lafeuillade, traduit son intérêt pour le contrôle de son outil de traite. L'EARL du Schiste est abonné à Optitraite. Ainsi, aucun risque d'oublier le rendez-vous annuel avec le spécialiste. “Je ne sais vraiment pas comment font ceux dont la machine à traire n'est pas régulièrement contrôlée. C'est quand même l'outil dont on se sert le plus souvent, deux fois par jour, 365 jours dans l'année”, témoigne-t-il tout de go, lui qui a toujours souscrit à cette idée. “Il y a plus de 30 ans que le matériel est contrôlé”, confirme sa mère, aujourd'hui retraitée.

Tranquillité et sécurité

“D'autant que la qualité du lait en dépend et donc le prix payé au producteur. Évidemment, personne n'est à l'abri d'un problème, mais on écarte au moins le facteur matériel”, souligne Jean-Marc. Il résume : “C'est s'assurer à la fois une forme de tranquillité et de sécurité”. Ici, c'est l'Établissement départemental de l'élevage (EDE) qui s'en occupe. Mais le contrôle peut aussi bien être assuré par un installateur, au choix de l'éleveur. Certains préfèrent faire appel à une entreprise à même de changer immédiatement des pièces défectueuses, comme c'est le cas, entre autres, de la société murataise Soubrier-Besse qui intervient sur le matériel Delaval (et sous son ancienne appellation Alfa-Laval). Sur 45 salariés, 20 oeuvrent sur la partie agricole et parmi eux, six inspecteurs techniques assurent le contrôle, le réapprovisionnement de consommables et, le cas échéant, le dépannage sur tout le Cantal et au-delà. “Notre personnel connaît bien la machine”, témoigne Jean-Jacques Besse. “Formés en étroite collaboration avec la Chambre d'agriculture, nous avons étudié ensemble les tarifs appliqués”.

 

Au diapason

Quel que soit l'opérateur retenu, le travail est le même. Il s'agit de passer en revue tous les éléments ; de mesurer le vide en différents points de l'installation ; de détecter de possibles fuites ; de mesurer les pulsations ; d'effectuer un examen visuel de l'ensemble et des points d'usure... L'oeil extérieur est d'autant plus fiable que le producteur a tendance à s'habituer à un dérèglement progressif de la machine. Après le contrôle, une attestation est livrée. En cas de doute, la date anniversaire du contrôle pourrait naturellement être avancée.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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