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Machinisme : Les Cuma se rapprochent et les FDCUMA en font autant

vendee agricole

Les Cuma trouvent leur salut en se rapprochant de leurs voisines. La FD Cuma des Pays de la Loire s'inspirent de ce mouvement en fusionnant leurs moyens. Mais ce sera sans Michel Parsy dont les 28 ans de « bons et loyaux services » ont été salués à l'assemblée générale.

La Fédération des Cuma de Vendée n'aura connu qu'un directeur puisqu'elle a été créée en 1980, avec l'arrivée de Michel Parsy, succédant alors à Marcel Godreau, et qu'elle va disparaître –sous sa forme actuelle en octobre prochain, alors qu'il aura fait valoir ses droits à la retraite en juin. 28 ans donc à la tête d'une organisation au service des agriculteurs ! L'homme, son parcours et ses réalisations ont été salués jeudi de la semaine dernière à l'occasion de l'assemblée générale de la Fédération départementale, dans la salle des fêtes du Bourg-sous-La-Roche.

C'est à la faveur d'un jeu interactif à l'aide d'un boîtier que les participants ont pu répondre et découvrir ce qu'ils ne savaient pas encore des Cuma de Vendée. C'est ainsi qu'ils se sont remémorés que leurs responsables avaient recherché la « perle rare » en 1980 pour conduire les Cuma à la hauteur de leurs ambitions. Ce natif du Nord, étudiant en Bretagne, coopérant au Sénégal et au Nicaragua et aussi grand marcheur pendant ses vacances, entre autre au Népal avait accepté de relever le défi vendéen mais refusé au début le costume de chef. « J'étais pas préparé », s'excuse-t-il à présent.

Ce coup d'oeil dans le rétro a permis de rappeler les circonstances de l'invention des Cuma : en 1966 lors de la transformation des groupe battage, nés, eux des aides du Plan Marshall d'après guerre. Il a permis aussi aux anciens présidents et à ses compagnons de route d'évoquer quelques anecdotes et traits de caractère. « Ginette », par exemple, 36 ans de secrétariat des Cuma au compteur, évoque dans son directeur « quelqu'un qui sait écouter et un visionnaire ». Gilles Champain salue le « camarade » d'abord engagé pour s'occuper de machinisme et qui s'est révélé « bien plus », René Jamin rend hommage au « fonceur toujours optimiste ». Enfin Michel Anquetil, Joseph Rousseau et Jean-Paul Rivalin, apprécient sa « capacité à faire avancer les projets, sa générosité et sa fidélité constante ».

Mise en commun

Les FDCUMA des Pays de la Loire ont travaillé en 2007à la mise en commun de leurs moyens comptables et à la création d'une fédération régionale et 2008 sera une date dans l'évolution du mouvement avec la fusion des budget et du management des 23 salariés par un seul directeur régional basé à Angers et dont l'embauche est en cours.
« Nous voulons contribuer à l'installation en agriculture », avance le président Rivalin car, explique-t-il, « les Cuma sont une chance pour les nouveaux installés car elles leur permettent de réduire la charge des investissements, de réduire les charges et de bénéficier du soutien du groupe. Enfin, préconise-t-il, « l'avenir des Cuma se fera principalement par les échanges entre elles et la coopération entre Cuma proches ».

576 Cuma en Vendée en 1988

Les Cuma de Vendée étaient 650 à leur création en 1966 avant de tomber très vite à 275 et de remonter à 351 (en 1980) avec l'essor de l'ensilage. Le point culminant fut 1988 avec 576 Cuma.

419 cuma en 2008

Aujourd'hui les cuma sont au nombre de 419. Leur chiffre d'affaires cumulé atteignait 22 millions de francs au 31/12/2007 avec une moyenne de 56 000 €.
2007a vu 11 fusions de proximité et dissolutions et une constitution, à Saint-Denis-la-Chevasse. Selon sa dénomination – Cuma de la Rue Saint-Denis – elle devrait être en mesure de fournir des services de toutes natures à ses adhérents.

Le parc matériel

•Les automoteurs
•140 tracteurs
•145 ensileuses
•198 moissonneuses

Autres matériels

•569 presses à balles rondes
•399 pulvérisateurs
•400 épandeurs à fumier
•124 tonnes à lisier
•470 faucheuses conditionneuses
•224 herses animées
•2 retourneurs de compos
•2 déchiqueteurses à bois
•2 presses à huile

Les investissements de l'exercice 2006 en matériel neuf avec leur coût moyen d'achat

•12 moissonneuses : 166 279 €
•68 round baller : 23 359 €
•63 épandeurs : 20 984 €
•74 faucheuses
•20 tracteurs : 58 676 €
•22 télescopiques
•79 bennes : 12 749 €
•6 ensileuses : 164 415 €

Source vendee agricole

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