Macron annoncera mercredi à Rungis des mesures pour l'agriculture

Macron annoncera mercredi à Rungis des mesures pour l'agriculture

Emmanuel Macron annoncera mercredi à Rungis des mesures pour redonner du pouvoir aux agriculteurs dans la négociation face aux industriels et aux distributeurs, et augmenter leurs revenus, afin de bâtir des filières solides, travaillant à des objectifs communs, a indiqué l'Elysée mardi.

Près de trois mois après le lancement des Etats généraux de l'alimentation qui réunissent tous les acteurs concernés, le président interviendra pour "donner un cap et sa vision pour l'alimentation en France" et si possible infléchir les pratiques avant les négociations commerciales de fin d'année entre les distributeurs et leurs fournisseurs. L'objectif du gouvernement est d'"inverser la négociation" pour que les prix payés aux agriculteurs soient fixés à partir de leur coût de revient, sur lequel transformateurs et distributeurs appliquent ensuite leur marge. Emmanuel Macron veut aussi inciter les secteurs agricoles à s'organiser en filières, réunissant tous les acteurs de la chaîne, qui devront d'ici décembre fixer des objectifs et des engagements sur 5 ans, par exemple des pourcentages de production bio, de modes de production, un label de qualité, etc.    La constitution de filières inter-professionnelles, encore incomplètes dans l'agroalimentaire en France, serait la condition pour qu'elles reçoivent une partie de l'enveloppe de 5 milliards d'euros prévue pour l'agriculture. 

"Stopper la guerre des prix bas"

"Il faut permettre aux agriculteurs de sortir de la dépendance aux aides grâce à un juste prix payé, il faut donc une meilleure répartition de la valeur aux bénéfices des agriculteurs", estime l'Elysée. Dans certains secteurs, cela pourrait renchérir les prix. Le président veut aussi "stopper la guerre des prix bas" et rappeler son objectif pour 2022 d'un taux de 50% de produits bio ou locaux dans la restauration collective. "Nous ne voulons pas d'une alimentation à deux vitesses mais que l'ensemble des Français ait accès à une alimentation de qualité", note l'Elysée. Le gouvernement veut adopter des textes législatifs, sans exclure le recours à des ordonnances, pour changer la Loi de modernisation de l'économie (LME, qui régit les relations commerciales), d'ici décembre.  

S'organiser pour commercialiser

Le gouvernement veut aussi encourager les producteurs à s'organiser pour commercialiser ensemble leurs produits. Il faut "conditionner certains dispositifs à la constitution d'organisation de producteurs et les accompagner pour définir des coûts de production et des indicateurs de marché", a ajouté la même source. Alors que les négociations commerciales annuelles sont sur le point de commencer, l'exécutif reconnaît "qu'il n'y a pas de baguette magique", et parle d'une "nouvelle philosophie" dans les rapports entre agriculteurs, industrie et grande distribution, très divisés.   L'Elysée envisage aussi l'intervention de médiateurs de la négociation commerciale, directement pendant la négociation, "et non pas trois ans plus tard comme actuellement".

Source Avec AFP

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Commentaires 3

moumi

la france va prendre la voie danoise , inciter ses prodcuteurs a aller produire en lituanie du porc en batterie , polluer ailleurs c'est pas grave , en france il n y aura que du bio , on importera tout ce qui manque

fairytales

quelle annonce j'entends a la radio ce matin , le modele c'est : c qui le patron
c qui le patron c'est 20% de marge mini sans rien faire sans risque , qui m'explique? lait gms 0.70-0.3 au prodcuteur=0.4 marge gms indus
c qui le patron 0.99 - 0.39prodcuteur =0.6 - 0.4 marge gms indus = 20cts de marge a c qui le patron
avec la creme qui a explosé on oublie que c'est du lait 1/2 ecremé qui se gave avec la creme?pour l'aumone au paysan

Adada

Ça y est le club des 100qx est content ils vont pouvoir se gaver , moins de prime c est avantager les meilleures terres

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