Maladie : Les arboriculteurs réclament un plan de lutte contre la sharka

SC avec AFP

Maladie : Les arboriculteurs réclament un plan de lutte contre la sharka

Des arboriculteurs, dont les vergers ont été touchés par le virus de la sharka, vont plaider leur cause jeudi au ministère de l'Agriculture.

Les arboriculteurs demandent un plan de lutte contre ce virus qui touche depuis une vingtaine d'années les pêchers, les abricotiers et les pruniers dans différents départements du sud de la France. Si les fruits de ces arbres restent comestibles, ils sont en revanche impropres à la commercialisation du fait des déformations qu'ils subissent.

La délégation sera composée d'arboriculteurs du Gard, de la Drôme, des Bouches-du-Rhône et des Pyrénées-Orientales. Ils réclament notamment des moyens humains et financiers pour repérer les arbres malades mais aussi des dédommagements pour les exploitants contraints à abattre la totalité de leur verger - seule façon de lutter contre le virus -dès lors que 5% des arbres sont touchés.

Actuellement, l'indemnisation proposée est de 5.000 euros l'hectare contre 20 à 30.000 euros dans les années 90, selon le responsable arboriculture de la Fdsea du Gard, Laurent Ducurtil


Un virus échappé de l'INRA ?

Pour les arboriculteurs, il ne fait aucun doute que le virus vient de Grèce et des pays de l'Est et a contaminé les exploitations après s'être échappé des centres de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA). Ils mettent notamment en cause le verger de Bellegarde.

Leur colère a redoublé vendredi lorsque l'INRA a fait intervenir un huissier dans une exploitation du Gard, le château de Campuget, pour récupérer une indemnisation de 400.000 euros. Indemnisation ordonnée par la justice, confirmée en appel mais infirmée par le Conseil d'État l'an dernier.

Jeudi, la délégation demandera aussi au ministère de l'Agriculture l'arrêt des procédures contre le domaine de Campuget.

L'Inra demande le respect de la décision de justice

De son côté, l'Inra demande le respect de la décision de justice. Le 7 août 2008, le Conseil d'État a en effet écarté la responsabilité de l'INRA dans l'affaire de la contamination des vergers de la société gardoise Campuget par le virus de la Sharka.

L'Inra précise, par ailleurs, que le verger de Bellegarde est une station d'observation où il n'est procédé à aucune recherche scientifique basée sur la manipulation du virus en tant que tel. « Comme beaucoup d'exploitants, ce verger est victime du virus et est utilisé pour observer le comportement des variétés infectées » rexplique l'Institut dans un communiqué.

Publié par SC avec AFP

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